Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 117 - Nov 2018

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Emploi

Le come-back de la communauté nationale à l’étranger

Après l’octroi de nouveaux avantages par le gouvernement

Par Yahia MAOUCHI



La politique de l’encouragement de l’emploi dans notre pays ne concerne pas uniquement les locaux puisque les Algériens établis à l’étranger font bien partie intégrante de la politique de l’Etat et cela va de soi. Ainsi, à l’occasion de l’inauguration de la 7e édition du Salon national de l’emploi « Salem 2018 », organisée sous le haut patronage du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, Mourad Zemali, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, a tenu à préciser que la forte présence, à ce salon, des jeunes Algériens installés à l’étranger découle des mesures mises en place par le chef de l’Etat, et qui permettent à ces derniers de bénéficier de tous les régimes d’avantages ouverts aux investisseurs nationaux résidant au pays, du fait que l’Algérie, en cette période, a besoin du savoir-faire, des compétences et des capitaux de ses enfants expatriés pour son développement économique. L’agriculture, l’agro-industrie, le tourisme, l’économie numérique, l’industrie de transformation, les énergies renouvelables ou l’économie verte sont autant de domaines dans lesquels les porteurs de projets issus de la communauté algérienne établie à l’étranger pourront investir. Ces mesures ont pour objectif de faire bénéficier les jeunes de la communauté nationale à l’étranger des mécanismes mis en place pour promouvoir l’esprit d’entreprenariat par la création de micro-entreprises et les faire participer activement à l’essor économique et social du pays. « Désormais, il n’y a aucune différence entre les enfants de notre pays, et les jeunes de la communauté nationale à l’étranger. Ils peuvent tous prétendre aux mêmes droits et aux mêmes avantages», a affirmé le ministre à cet effet. Mieux encore, les jeunes de la communauté nationale à l’étranger ne sont pas soumis à la condition d’être sans travail pour pouvoir créer une entreprise, comme cela est exigé des résidents au pays. « La seule condition qu’ils devront remplir est de verser un apport personnel en devises », a précisé le ministre. Il est à savoir également que les modalités de création de micro-entreprises par les jeunes de la communauté nationale à l’étranger, sont identiques à celles pour les nationaux établis en Algérie, sauf pour l’apport personnel qui est en devises dans la structure du financement du projet. Pour cet apport, sous forme de fonds propres, il est de 1% du montant global de l’investissement si ce dernier est inférieur ou égal à 5 millions de dinars. Il est de 2% si l’investissement est supérieur à 5 millions de dinars et inférieur ou égal à 10 millions de dinars. Dans le même sillage, le ministre affirme que son département veille à l’application des orientations du président de la République, pour aider les demandeurs d’emploi dans divers secteurs d’activités et par le biais de plusieurs formules de création d’activités économiquement viables. Par ailleurs, rappelons que ces mesures décidées par le président de la République ont été annoncées le 7 décembre 2017 à Paris par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, devant des membres de la communauté résidant en France. Dans ce cadre, le programme du président de la République accorde un intérêt particulier à la communauté nationale à l’étranger et à sa participation active dans tous les secteurs de l’économie nationale, afin de contribuer au développement économique et social en Algérie. A cet effet, des critères d’éligibilité aux dispositifs de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) et de la Caisse nationale des assurance-chômage (CNAC), la structure de financement, les délais de remboursement et le processus de validation des dossiers ont été définis par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. Mieux encore, un portail sur le site du ministère du Travail est en préparation et sera exclusivement destiné à informer la communauté nationale à l’étranger de toutes les opportunités et de tous les avantages d’investissement existants. De plus, l’ANSEJ et la CNAC organiseront, durant la période estivale, des journées portes ouvertes à l’intention des jeunes compatriotes en vacances au pays, au cours desquelles toutes les informations nécessaires leur seront fournies. Rappelons que cette édition a enregistré la participation de plus de 500 entreprises dont 300 créées dans le cadre de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) et la Caisse nationale d’allocation chômage (CNAC) et 60 autres créées par des jeunes de la communauté algérienne établie à l’étranger.

Promouvoir l’entreprenariat
Pour revenir au Salon, cette manifestation, placée sous le thème « Start-up : la réussite par l’innovation », vise à faire connaitre les différents mécanismes de soutien aux startups et jeunes porteurs de projets innovants qu’offrent l’Agence nationale d’emploi (ANEM) et la CNAC. Outre la promotion des startups, cet espace professionnel permet aux différents dispositifs de soutien à l’emploi d’accompagner les porteurs de projets innovants en leur permettant de mettre en avant leurs capacités. A cette occasion, Mourad Zemali a appelé les jeunes à investir ce monde de l’entreprenariat et à tirer profit des avantages fiscaux et parafiscaux accordés par les pouvoirs publics. « Les jeunes ne doivent pas hésiter pour investir le monde de l’entreprenariat comme ils doivent comprendre qu’ils doivent prendre des risques et nous sommes là pour les accompagner », a-t-il dit. Avant de les exhorter à s’orienter vers les secteurs économiques, pourvoyeurs de richesse et de postes d’emploi. « Notre objectif est d’arriver à la création d’un nombre important de micro entreprises », a-t-il dit. C’est une manière de lutter contre le chômage d’autant plus que le nombre de demandeurs d’emplois est en constante augmentation », précise le ministre. Interrogé par El Djazair.com, sur le taux de disparition des micros-entreprises, le ministre s’est voulu très rassurant. « Le taux de disparition demeure très « appréciable », ne dépassant pas les 10% comparativement à d’autres pays où celui-ci atteint les 30%. Autrement dit, les dispositifs d’aide aux jeunes ont été à la hauteur des attentes des pouvoirs publics. Et pour cause, 90 % des entreprises créées dans le cadre des dispositifs d’insertion et d’aide à l‘emploi ont été des expériences réussies », s’est réjoui le ministre. Evoquant le taux de recouvrement des créances des jeunes promoteurs, M. Zemali a estimé que celui-ci est de 84 % pour l’Ansej et 60% pour la CNAC. Par ailleurs, selon les statistiques de l’Agence nationale de l’emploi arrêtées au mois de février 2018 le portefeuille des demandeurs d’emploi se compose de plus de 1,225 million de demandes (70% hommes et 30% femmes) soit une progression de 18%. 6 % des demandeurs se sont inscrits pour la première fois auprès de l’ANEM.  Durant le mois écoulé, l’ANEM a satisfait par des placements 31 250 demandes. 3952 demandes ont été non satisfaites pour des raisons diverses, alors que 12 396 offres sont en cours de traitement. Dans le même ordre d’idées, M. Zemali a indiqué que les chiffres enregistrés par son département portent à l’optimisme : « Le taux de chômage a baissé à 11,7 % en mars 2018, alors qu’il était de 12 % en septembre 2017, c’est une performance de garder ce taux, même si notre objectif est de le faire baisser », a-t-il encore dit, signalant au passage que les demandes d’emploi augmentent en moyenne de 6 % annuellement. En outre, selon les derniers chiffres de l’Office national des statistiques (ONS), le taux de chômage a atteint 9,4% auprès des hommes et 20,7% chez les femmes, tandis que des disparités significatives sont observées selon l’âge, le niveau d’instruction et le diplôme obtenu. Le taux de chômage des jeunes de 16-24 ans a atteint 28,3% contre 29,7% en avril 2017, en recul de 1,4 point. Par ailleurs, la répartition des chômeurs selon le diplôme obtenu fait ressortir que 692.000 chômeurs n’ont aucun diplôme, soit près de la moitié de l’ensemble de la population en chômage (48%). Rappelons qu’en plus des organismes chargés de la mise en œuvre des dispositifs dédiés à la promotion de l’emploi et à la création d’activité (ANEM, ANSEJ et CNAC), des départements ministériels concernés, des chambres professionnelles, des différents partenaires associés dans la création de micro-entreprises, tels que les banques, la CNAS et la CASNOS, sont présents lors de ce grand rendez-vous. Cet événement a été marqué par la signature d’une convention entre l’ABEF et la CNAS pour le lancement d’un portail d’interconnexion dont l’objectif est de faciliter les procédures administratives. « Cette convention permettra aux banques d’avoir des mises à jour des demandeurs de crédit et de s’informer de la position de l’investisseur en matière d’assurance sociale. Cette convention s’inscrivant dans le cadre de l’amélioration de l’environnement de l’investissement vise à moderniser l’administration et àalléger les démarches du dossier d’investissement», a expliqué le ministre.
Y. M.



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