Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 117 - Nov 2018

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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

La recherche scientifique au service de l’agriculture

Laboratoire d’agronomie

Par Yahia MAOUCHI



Le terrain de la willaya de Biskra est caractérisé par une forte dynamique agricole. C’est la première zone phœnicicole en Algérie avec près de 4.4 millions de pied. Et la première pour les cultures sous abris avec 12000 hectares de serres. Et les parcours agropastoral immense contiennent un nombre inestimable de la meilleure race ovine au monde. C’est un cadre agro-sylvi-pastorale très particuliers (agriculture de montagne, steppe, oasis) et en perpétuelle dynamique. Ainsi, afin de contribuer au développement agricole de cette région aride, l’Université Mohamed Khider de Biskra a travaillé à la création d’outils pédagogiques pour l’enseignement pratique des aspects les plus contemporains des sciences de la vie. Dans ce cadre,  le département de Biologie a mis  en place un laboratoire pour étudier la diversité des écosystèmes et la dynamique des systèmes de production dans les zones arides. Quatre équipes ont déjà contribué au développement des projets de recherche depuis la création du laboratoire en 2013. « Nous avons démarré notre laboratoire avec quatre équipes axées respectivement sur  le développement durable, la protection des végétaux, le sol et eau, et enfin l’agropastoralisme. Des équipes qui se sont installés dès 2013 et qui ont commencé à s’approprier leur problématique de recherche au fur et à mesure, à ces équipes de recherche dans le cadre du système LMD. Donc, nous accueillons des étudiants en doctorat, dans toutes les équipes. Nous accueillons également des Masters qui sont adossés à ces doctorats. Aujourd’hui, nous avons de très bon résultat et des prix à l’échelle internationale. Un prix en 2016 à Lille lors d’un séminaire international, et un autre prix à Nantes ayant trait à l’aspect métrologie et mesures de précision. Cette année nous avons pu également arracher le premier prix international en Egypte inhérent aux luttes biologiques à partir des plantes qui se trouvent à Biskra » a déclaré à El Djazair.com, le professeur Belhamra Mohamed, initiateur  du laboratoire « diversité des écosystèmes et dynamique des systèmes de production agricole dans les zones arides (DEDSPAZA). Le laboratoire participe également à des projets internationaux. « Nous avons la chance de lancer trois projets internationaux en collaboration avec notre partenaire du toujours, en l’occurrence, le Centre international de recherche agronomique, et le Conservatoire des aérolites du Paris. Ce sont nos deux grands partenaires à l’échelle internationale » se félicite-t-il

Vers la création d’une école de biologie
Et d’ajouter que son département a paraphé énormément de conventions avec ses partenaires que ce soit au plan local, régional ou national. « Il faut savoir que le centre international de recherche agronomique c’est 2000 chercheurs, et 2000 techniciens, et il est positionné un peu partout dans le monde. Ils ont une longue expérience dans les pays étrangers. Donc pour nous, nous sommes le premier département en Algérie qui a réussi à les convaincre de signer une convention de partenariat, et ensuite trois conventions d’application. Un projet d’application sur la gouvernance des eux souterrains, un autre sur la qualité enseignement et recherche agronomique avec tout le matériel que nous avons acquis et toutes les compétences nouvelles grâce à cet apport, et un troisième projet ait trait aux énergies renouvelables en démarche qualité par rapport à la production de biomasse comme en agronomie. Et cette année, et grâce à nos partenaires, notamment ceux de l’université de Montpelier II, nous allons lancer un projet sur la santé animale qui est très importante en Algérie. Un projet qui sera lancé sur un appel et avec un financement européen. Au fur et à mesure de notre avancement du développement de ce département, que nous espérons aboutir un jour vers la création d’une grande école, puisque le terrain est prêt et il y a tous les éléments. On aura des formations et des recherches qui sont homologues aux problématiques régionales » souhaite notre professeur. En outre, le département participe depuis 2013 à ce jour au projet européen pour la qualité de l’enseignements TEMPUS, PHC, MOCAV Maghreb….   « Nous sommes en mesure, dans trois ans, d’avoir une Co- diplomation, soit avec les pays du nord de l’Afrique, ou bien avec l’Université de Montpelier ». Par ailleurs, les programmes de formation sont conçus pour développer, capitaliser et transférer des connaissances et des techniques nécessaires à une agriculture durable dans les zones arides. « La formation des jeunes chercheurs en agronomie capables de répondre aux attentes sociétales (nutrition, sécurité alimentaire, biodiversité, protection de l’environnement) et aux enjeux posés par l’utilisation des territoires. Les compétences recherchées sont, celles d’ordre scientifique et technique, la capacité de s’adapter aux évolutions technologiques, et aussi la capacité de travailler en équipe, et de faire preuve de créativité et d’initiative dans la vie professionnelle. C’est dans ce contexte que cette approche est nécessaire pour une agriculture durable pour ces milieux surtout que la proximité du terrain à Biskra offre un avantage indéniable à sa réussite » souligne le professeur Belhamra. 

Un riche programme pédagogique
D’autre part, les outils et les méthodes pédagogiques engagées dans cette formation s’inscrivent dans les orientations du CPND relatives aux unités fondamentales. Les unités transversales et découvertes ont été réfléchies dans un seul sens de complémentarités entre les quatre formations proposées. Les connaissances acquises dans des quatre axes de spécialité s’inscrivent dans la logique générale d’un enseignement agronomique bien accomplie. Ces programmes de formations tiennent leurs atouts majeurs sur l’application et l’implication grâce à la proximité des terrains d’études. Par ailleurs, concernant l’encadrement pratique de la formation, tous les étudiants du département bénéficient lors de leur cycle de formation de 30 jours de stage pratique au niveau des institutions publiques et privés engagées par conventions avec l’université Mohamed khider. Mais également des sorties d’études dans le cadre de leur cursus pédagogiques. Interrogé sur les équipements pédagogique et le fond documentaire dont dispose le laboratoire, notre interlocuteur précise que le département d’agronomie dispose de :
15 salles de cours
2 amphis
9 laboratoires pédagogiques
1 salle de conférence
1 insectarium
1 station météo
1 bergerie
2 salles informatiques connectées
1 salle internet
1 salle de visioconférence
1 salle d’enregistrement des cours
1 terrain expérimental avec 4 serres tunnel
1 bibliothèque avec 2476 titre
1 station expérimentale de 30 hectares en cours de réalisation.
Concernant la structure de recherche et de suivi, tous les étudiants qui sont inscrits en fin d’étude sont intégralement encadrés par des équipes de formation parfois en parité avec des techniciens et chercheurs d’institutions publiques ou privé de recherches ou de développement conventionnés ou pas par l’université.  Les thèmes de recherches sont validés par le comité scientifique conformément aux programmes établis. Par ailleurs, chaque structure conventionnée avec l’université propose des courtes formations aux étudiants de fin du cycle sur leur programme de développement. « Cas de l’ITIDAS sur la gestion intégré de l’irrigation, CIRAD France pour le développement des parcours agropastoral, réseaux PHC Maghreb sur les techniques de mesures du palmier dattier… » Précise le professeur. Evoquant le suivie et l’insertion des diplômés, notre interlocuteur affirme que plus de 80% des promotions inscrites dans les licences ont bénéficient des formations master au niveau du département. Pour les promotions en fin d’étude, ces dernières bénéficient d’un stage dans le cadre de la finalisation de leurs thèmes de fin d’étude dans des institutions privées ou publiques à caractères agronomique. « Cependant nous ne disposons pas de mécanismes de suivi de nos jeunes diplômés dans la vie professionnel. Il n’en demeure pas moins que chaque année, une rencontre est organisée par l’organisme de la pépinière des entreprises, le ministère de l’industrie et celui du commerce avec les étudiants de fin du cycle, afin de faciliter leur insertion par la création de leur future propre entreprise » explique-t-il.

Y. M.



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