Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 110 - Dec 2017

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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Une vision, des chiffres et des acquis

Direction des œuvres universitaires de Boumerdès

Par Farid HOUALI



Tout en assurant la gratuité de l’enseignement supérieur, l’Etat a mis en place un système d’aides aux étudiants basé sur deux types : l’aide directe et l’aide indirecte. La gestion a été confiée aux établissements des œuvres universitaires. Ces structures qui assurent un ensemble de services et de prestations en direction des étudiants tout en profitant aux travailleurs du secteur de l’enseignement supérieur ont joué un rôle primordial dans la massification de l’enseignement supérieur. Au jour d’aujourd’hui, nul ne peu le nier. Des sommes colossales sont, en effet, déboursées annuellement dans les œuvres universitaires. «Ces prestations concernent le transport, l’hébergement, la restauration, les activités culturelles et sportives, dont certaines sont offertes à tous les étudiants sans conditions particulières, comme par exemple le transport ou la restauration. En revanche, d’autres sont fournies sous conditions, comme par exemple l’hébergement pour cause d’éloignement », a rappelé à ce propos Ali Bahbouh, directeur des œuvres universitaires de la wilaya de Boumerdès. Le même responsable, rencontré en décembre dernier au siège de sa direction, a assuré que Boumerdès, comme toutes les wilayas d’Algérie, vit une nouvelle approche dans ce domaine à la faveur « de l’application à la lettre des orientations des pouvoirs publics par le biais du ministère de l’Enseignement supérieur et de la direction générale de l’Office national des œuvres universitaires quant à la mobilisation de tous les moyens susceptibles de garantit le meilleur environnement qui soit aux étudiants (es) résidents (es) ».« Nos résidences peuvent être des cinq étoiles, vu tout ce qui a été fait, et/ou en train de se faire. On assiste à une véritable révolution dans les œuvres universitaire de tous points de vue », a soutenu notre interlocuteur. Soucieux de la bonne prise en charge de nos étudiants (es) résidents (es) à travers les résidences universitaires et afin d’avoir une idée bien précise de ce qui a été fait et de ce qui devrait se faire, le directeur général de l’office national des œuvres universitaires (DG-ONOU), garde tout le temps son œil sur les directions locales dépendant de son office avec lesquels il multiplie les réunions de travail. « Lors de toutes les réunions nous ayant regroupés, nous, les directeurs des œuvres universitaires avec le DG-ONOU, ce dernier s’est montré, clair, net et catégorique quant à la bonne prise en charge des étudiants (es) résidents (es).Les orientations et instructions de Abdelhak Boudraâ portaient sur l’importance de la mobilisation de tous les moyens susceptibles de garantir un meilleur confort des étudiants (es) résidents (es) à travers les résidences universitaires», a encore soutenu Ali Bahbouh, directeur des œuvres universitaires de la wilaya de Boumerdès. « Le DG-ONOU a également donné instruction afin d’encourager le tourisme estudiantin et les échanges entre universités », a encore affirmé notre interlocuteur. D’ailleurs, dans un entretien précédent accordé à El Djazaïr.com, le DG-ONOU avait affirmé que les étudiants du Grand Sud ont bénéficié particulièrement du tourisme. Ainsi, il est question de jumelage entre des établissements universitaires du Sud avec d’autres établissements universitaires du Nord du pays. «Nous prenons en charge durant les vacances du printemps et d’été les étudiants major de promotion à travers les wilayas du littoral particulièrement », avait souligné Abdelhak Boudraâ plus explicite. D’une pierre, deux coups : permettre aux étudiants de passer leurs vacances dans de meilleures conditions et leur faire connaître le pays. Durant les vacances d’hiver, c’est le contraire. Ce sont nos étudiants du Nord qui partent admirer la beauté de notre Grand Sud.

Une année universitaire bien réussie
Installée dans ses fonctions, en mars dernier, Ali Bahbouh, directeur des œuvres universitaires de la wilaya de Boumerdès, s’est dit satisfait de ce qui a pu être accompli depuis. Dans cette optique et faisant un tour d’horizons de sa direction, créée par arrêté interministériel n° 109 du 22 décembre 2004 sous tutelle du l’Office national des œuvres universitaires et composée de quatre départements et onze services, Ali Bahbouh a révélé que « quelque 10 600 étudiants (es) sont transporté(e)s quotidiennement par les 222 bus (132 en urbain et 90 en suburbain) mobilisés en la circonstance. A ceux là, viennent s’ajouter les 240 étudiants transportés via les trains de banlieue (est et ouest) ». En matière de restauration, notre interlocuteur a avancé le chiffre de 20 000 repas servis quotidiennement dans les 09 restaurants universitaires, dont deux restaurants centraux (Boudouaou et l’ex-INH). Et sans nul doute, le point fort des résidences universitaires dépendantes de la DOU de Boumerdès, reste le taux d’occupation de ces dernières estimée à seulement 46 % de leurs capacités réelles. « En termes d’hébergement on est vraiment à l’aise et nos 9 résidences universitaires ne souffrent d’aucune surcharge », s’est réjoui notre directeur puisque le nombre d’étudiants hébergés est seulement de 10600 alors que les capacités globales des neuf résidences universitaires est d’un peu plus de 13 000 lits. Dans le détail, il s’agit de :
Pour les filles :
Résidence universitaire Lounes-Ziani (Boumerdès)
Résidence universitaire Halima-Bayou (Boumerdès)
Résidence universitaire Cherifa-Guedouari (Corso)
Résidence universitaire 2000 Lits Boudouaou
Pour les garçons :
Résidence universitaire Boualem-Bouhri
Résidence universitaire Frères Gouigah (Corso)
Résidence universitaire Boudouaou-Centre
Résidence universitaire 2000 Lits-Zemmouri
Résidence universitaire des Frères-Rabah-et-Mohamed-Toubal (Boudouaou El-Bahri)
Les restaurants centraux :
Restaurant central de Boumerdès
Restaurant central de Boudouaou
Et comme ce fut le cas, à travers les résidences universitaires éparpillées sur le territoire national, celles dépendantes de la DOU Boumerdès disposent, toutes, des salles internet, des stades matico et surtout des salles d’aérobic dans les résidences filles. Quant à la sécurité, elle est assurée, selon les dires d’Ali Bahbouh, par des agents fonctionnaires de la DOU mais aussi par des entreprises privées de gardiennage. Toujours s’agissant du volet sécuritaire, notre interlocuteur a affirmé que toutes les résidences universitaires ont opté pour la carte à puce (elle a fait son entrée durant l’année universitaire 2011/2012). « Cependant, ce procédé connaît quelques perturbations dans certaines résidences universitaires, dues généralement aux coupures fréquentes de l’énergie électrique, un problème récurrent que connaît la wilaya de Boumerdès », a-t-il déploré.

Un milieu d’émancipation
Les résidences universitaires sont dotées aussi, d’infrastructures, de moyens nécessaires à la création de clubs et d’associations afin de pratiquer les activités scientifiques, culturelles et sportives. « Notre souci majeur à l’ONOU est de redynamiser, particulièrement les services culturels et ainsi leur donner, disons, une nouvelle vie. Les choses ne doivent plus rester en l’état actuel. Nous avons toujours été à cheval s’agissant de ce volet. A chaque rencontre avec, les DOU, l’on insistait à ce que les services des activités scientifiques et culturelles soient réactivés. Rien ne nous empêche, en effet, de forger des sportifs de haut niveau à partir des résidences universitaires, comme cela se fait de par les universités du monde », a en effet assuré Abdelhak Boudraâ dans un entretien à El Djazair.com. Cette « philosophie » se précise de plus en plus à travers nos rencontres, combien nombreuses avec les responsables locaux des œuvres universitaires à travers le territoire national. Les résidences universitaires ne sont plus ce qu’elles étaient auparavant. L’Etat, à travers l’ONU (sous tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur), a beaucoup investi afin que ces résidences universitaires soit un véritable chez-soi de l’étudiants (e) résident (e).Et comme nous l’avion souvent souligné dans ces mêmes colonnes, en plus des activités courantes, le rôle des entités de base est celui d’une politique sanitaire en faveur des résidents (es). A cet effet, un personnel médical et paramédical relevant des unités de médecine préventive procède à toute action visant la couverture sanitaire de l’étudiant (e) et du fonctionnaire se trouvant dans ses missions en relation avec cette population, par l’organisation de visites systématique, de campagnes de vaccination et de sensibilisation, en plus des missions des soins préventifs courants. A travers les RU de Boumerdès, cette tâche incombe aux 21 médecins recrutés en la circonstance.
« C’est notre seul petit souci », a-t-il déploré, plaidant dans ce contexte pour la formation de ces agents, et ce pour une meilleure prise en charge de la question à travers les  résidences universitaires. « Mais cela ne veut pas dire qu’il existe une défaillance quelconque. Bien au contraire, nos étudiants (es) résidents(e) sont entre de bonnes mains », a-t-il assuré. Chose vérifiée à travers une « petite » virée effectuée au niveau de certaines résidences universitaires. Sur place, il est aisé de constater que la préparation des plats destinés aux étudiants se fait dans de bonnes conditions d’hygiène. « Toutes les mesures de contrôle des produits alimentaires ont été prises dans les résidences universitaires, pour parer à tout risque d’intoxication et veiller à la santé des étudiants », a assuré notre interlocuteur.
F. H.



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