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N° 117 - Nov 2018

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DGSN

11000 homme et femmes veillent au petit grain

Service de la sécurité publique de la sûreté de la wilaya d’Alger

Par Farid HOUALI



Le service de la sécurité publique de la sûreté de la wilaya d’Alger est l’un des plus importants aussi bien par le nombre de son effectif que par les diverses missions qui lui sont dévolues. Celles-ci s’articulent notamment sur le maintien de l’ordre ainsi que sur la prévention routière et la circulation. Conformément à la législation en vigueur, ce service est chargé, à travers ces deux segments de l’activité policière, de veiller au maintien de l’ordre, à la protection des biens et des personnes ainsi qu’au respect des lois et règlements en matière de police administrative. Notre interlocuteur  a noté que chaque sûreté de daïra dispose de son propre SSP (Service de sécurité publique).Aussi, le service de la sécurité publique de la wilaya englobe en son sein les tâches quotidiennes qui convergent vers la prise en charge des préoccupations citoyennes. « Nos effectifs sont également chargés des escortes officielles des délégations étrangères, de l’escorte des transports de fonds ainsi que celle des produits sensibles tels que les explosifs utilisés dans les carrières d’agrégats. C’est aussi à nos éléments qu’incombe la mission de l’accompagnement des détenus, du transport des sujets des examens de fins d’année, des passeports biométriques ainsi que des bulletins de vote », nous assure le commissaire principal Mohamed Filali. « Notre service est par ailleurs chargé de la sécurisation des sites sensibles ainsi que de toutes les représentations diplomatiques à Alger », ajoute-t-il. Pour ce faire, le service de la sécurité publique de la sûreté de la wilaya d’Alger compte environ 11 000 éléments alors que la sécurité des sites et représentations diplomatiques ou ce qui est appelé dans le jargon policier, les postes statiques, est assurée par les effectifs de la caserne de Bachdjarah. Viennent par la suite  les UMO (Unité de maintien de l’ordre) de Kouba, Birtouta et Bentalha. Ces unités sont généralement déployées lors des manifestations sportives telles que les rencontres du championnat ainsi que les autres événements qu’ils soient sportifs et/ou culturels qu’abrite Alger. Et cela repose bien entendu, aux dires du commissaire principal Mohamed Filali, sur les recommandations du Haut commandement de la DGSN et la vision du premier responsable de la sûreté de la wilaya d’Alger pour qui les détails sont d’une très grande importance. « De par les missions qui nous sont dévolues, rien n’est laissé au hasard. Aucune erreur n’est permise », dit-il. Notre rencontre avec le premier responsable du service de la sécurité publique à la sûreté de la wilaya d’Alger a été l’occasion d’aborder les récents mouvements de protestation qu’aura connue la capitale. Il s’agit notamment des rassemblements successifs des médecins résidents. Sur ce point précis, le commissaire principal Mohamed Filali assure que « le policier n’a absolument aucun problème avec le médecin résident ».
Rappelant que les marches sont interdites dans la capitale sur décision des hautes autorités du pays, notre officier supérieuraffirme que les éléments de la police ne font qu’appliquer la loi.   « On veille à ce que les lois de la République soient appliquées dans toute leur rigueur mais sans excès de zèle et en toute légalité et professionnalisme. C’est notre devise » note le chef de service de la sécurité publique à la sûreté de la wilaya d’Alger.
En effet la Gestion démocratique de la foule (GDF), appliquée en Algérie, constitue un choix délibéré. Cette approche est une manière pacifique de répondre aux exigences de maintien de l’ordre, de protection des personnes et des biens, de stabilité et de préservation des intérêts supérieurs de la nation. La police algérienne a donc préféré gérer la foule en optant pour cette méthode qui exige du professionnalisme, des prédispositions et une aptitude éprouvée dans le domaine de la persuasion, de la pédagogie, de la psychologie, beaucoup de sang-froid, un esprit de sacrifice et une maitrise de soi, ce qui n’est pas chose aisée. La GDF consiste notamment à stopper les manifestants et à les canaliser sans la moindre atteinte à leur dignité, en n’ayant pas recours à la violence et à la répression et sans céder à la tentation de répondre par la violence à la panique du nombre  et aux partisans du désordre. 

Sécurité routière, un vrai casse-tête
Quarante personnes ont trouvé la mort et plus de 960 autres ont été blessées dans plus de 1500 accidents corporels et matériels de la circulation enregistrés au cours de l’année 2017 dans la wilaya d’Alger. Le service de la sécurité publique relevant de la sûreté de la wilaya d’Alger, est également chargé, selon son premier responsable, de proposer et de mettre en œuvre toutes les mesures susceptibles d’améliorer les conditions de prévention et de sécurité routière.
« Pour nous, la gestion globale de la sécurité routière est une préoccupation quotidienne. Sans les capacités opérationnelles de la sûreté nationale mobilisées, la situation aurait pu être dramatique si l’on évoquait aussi la question de la fluidité de la circulation. Une autre mission accomplie par nos éléments mobilisés à travers les parkings, rues et ruelles et adaptés à la croissance grandissant du parc automobile national. N’oublions pas aussi l’implantation des administrations, départements et ministères dans les zones urbaines sans que des voies de communications soient étudiées au préalable d’une manière appropriée. Chose qui influe négativement sur le comportement des conducteurs et aussi des piétons », indique le chef de la Sûreté de wilaya d’Alger. En somme et pour lutter contre ce fléau, notre officier rappelle que la sensibilisation reste le cheval de bataille de la DGSN.
« La sécurité routière, particulièrement la réduction du nombre d’accidents de la circulation sur nos routes, et par ricochet celui des décès, a toujours constitué une préoccupation, une priorité pour la DGSN qui tend à inculquer aux élèves les règles de sécurité routière lors de leurs déplacements de et vers les écoles », souligne à ce propos le commissaire principal Mohamed Filali. Dans ce cadre d’ailleurs, en exclusivité à El Djazaïr.com, il fait part d’un projet « unique au monde » qui est en phase de réalisation. Il s’agit d’une ville miniature dotée d’un circuit automobile intelligent pour enfants. « C’est une ville certes miniature, mais qui prend en compte tout l’environnement dans lequel évolue l’enfant, à commencer par la salle de cours de l’école jusqu’au domicile familial passant par la mosquée, la cité et l’aire de jeu », nous explique-t-il. Donc pour faire tout ce trajet, l’enfant devrait, selon notre officier, faire attention aux automobilistes, aux feux tricolores et à tout ce qui a trait à une meilleure « éducation routière».  Le circuit notamment devrait être opérationnel d’ici trois mois. Enfin, notre officier de police note que « la sensibilisation est un acte principal dans la sécurité publique ». « Notre slogan a toujours été la prévention avant la répression », dit-il à propos. Mais cela ne veut en aucun cas dire que les « chauffards » n’ont pas été rappelés à l’ordre. En effet, durant  l’année 2017, il a été  enregistré plus de 156.5000 infractions et de plus de 13.520 délits routiers nécessitant 40.198 retraits de permis de conduire contre 49.521 en 2016. Il convient de noter enfin que l’état-major (siège du service de la sécurité publique),  implanté à Bab Ezzouar à l’est d’Alger,  dispose d’une brigade radar, d’une brigade de sécurité routière, d’une brigade sabots, d’une unité de motards et d’une autre unité d’intervention rapide chargée des escortes ou des interventions rapides. « Tous ces services travaillent de jour comme de nuit, sans répit et souvent en concertation avec le commandement du centre des caméras, implanté quant à lui sur les hauteurs de la capitale », assure encore le commissaire principal Mohamed Filali. Abordant les « radars», notre officier insiste sur le fait qu’ils «  doivent être visibles sur les routes». « Ces radars sont utilisés pour la prévention et la sécurité routière. La prévention est plus importante que la répression pour réduire les accidents de la route », a-t-il dit.

Création d’un groupement des transports
Un  groupement de police des transports qui se chargera de sécuriser et de contrôler les moyens de transports publics (bus, métro, tramway, téléphérique), est opérationnel au niveau de la capitale.
 Le  commissaire principal Mohamed Filali a en effet indiqué à ce propos, que ce  groupement de police des transports (GPT) viendra assurer supervision efficiente et continue des 400 policiers qui veillent à la sécurité au niveau du métro et du tramway à Alger. « La police des transports englobera tous les transports urbains publics », a-t-il expliqué.  « L’unité mise en place depuis 2011 (créée en 2010) au niveau du métro et du tramway d’Alger a bénéficié d’une formation spécialisée et acquis une expérience sur le terrain qui lui permettent d’être aujourd’hui un groupement de police des transports, placé sous l’autorité de la sûreté publique », a-t-il précisé. Ce noyau « devra assurer la coordination avec les parties habilitées et procéder à l’organisation du flux enregistré  au niveau des moyens de transports urbains publics », selon le même officier pour qui,  la mise en place de ce noyau à Alger obéissait au souci de garantir la sécurité des voyageurs et de les encourager à emprunter ces deux moyens de transports pour contribuer à décongestionner les routes d’autant que nombre de voyageurs est appelé à augmenter durant l’année en cours avec la réception de cinq nouvelles lignes à la Place des Martyrs, Ali Boumendjel, Ain Naadja et Gué de Constantine. L’unité de contrôle devrait être renforcée en effectif et dotée des équipements nécessaires à l’accomplissement de sa mission. Actuellement, les éléments de l’unité de contrôle se sont déployés aujourd’hui au niveau des stations des fusillés, Ruisseau, El-Harrach et Bab Ezzouar pour rassurer les citoyens, d’un part, et soumettre, d’autre part, les personnes suspectes au contrôle dans les centres de police à l’intérieur des stations du métro, équipés de moyens modernes, notamment d’appareil PDA (personnal digital assistant). Cet appareil de la taille d’un téléphone portable permet de numériser les interrogatoires d’un suspect. Les éléments de l’unité de contrôle sont équipés également d’appareils de détection d’objets métalliques et renforcés par une équipe cynotechnique pour la détection des matières explosives.

F. H.



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