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N° 114 - Juin 2018

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DGSN

Transmettez, Aurès à l’écoute

Salle des opérations de la sûreté de la wilaya d’Alger

Par Farid HOUALI



Les services de la police ont un rôle important et sensible de prévention contre la criminalité, et tout ce qui pourrait porter atteinte à l’ordre public, et ce, à travers un travail de renseignement minutieux, de par l’importance que requièrent les renseignements pour anticiper les événements, prévenir ces phénomènes et décider des mesures adéquates à prendre. L’engagement est au quotidien. «L’intensification de la présence policière vise à assurer plus de rapidité de l’intervention afin de protéger les citoyens et leurs biens», précise-t-on souvent du côté de la DGSN. Pas seulement. La rapidité dans l’intervention des effectifs en faction nous mène parfois à s’interroger sur la fiabilité de l’information puisque les policiers ne se trompent jamais de « cible ». Ils sont directement « orientés » vers le lieu du délit et ou d’une manifestation quelconque.C’est une des missions des agents en poste à la salle des opérations relevant de la sûreté de la wilaya d’Alger, (Aurès).« La salle des opérations de la Sûreté de wilaya d’Alger est le centre névralgique des services de police de la capitale. Cette section spécialisée est chargée de la coordination de l’action des équipes opérationnelles, de la gestion du trafic radio et de la télésurveillance. Les agents de ce service assurent également la mission de police secours », nous affirme son premier responsable, le commissaire principal de police Hachemi Chérif. Autrement dit, c’est le cœur battant de la sûreté de la wilaya d’Alger. Tout y est sous l’œil vigilant des opérateurs qui guettent le moindre mouvement. D’ailleurs, notre visite dans l’une des salles n’a en aucun cas « distrait » les agents qui, les yeux rivés sur les écrans, qui le combiné du téléphone à portée de main. « Ils (les agents) sont tous natifs de la wilaya d’Alger. Leur connaissance, chacun de son quartier, nous fait gagner un temps précieux dans les interventions », nous explique encore notre officier.Leur nombre ? On ne le saura pas. Il est confidentiel. « Ce qui est, par contre, certain, c’est que nous disposons d’assez d’effectifs pour que nos missions soient bien menées », soutient-il assurant être «le grand frère» de cette grande famille d’«épieurs», du fait qu’il exerce àla salle des opérations de la sûreté de la wilaya d’Alger depuis 1991 et son premier responsable depuis 2001. Dans les faits, la salle des opérations n’as pas seulement, selon son premier responsable, « le rôle pour lequel elle a été créée ». « Il nous arrive souvent de recevoir des appels pour d’autres questions que sécuritaires. Il s’agit notamment d’un signalement d’une coupure électrique et/ou suspension de l’alimentation en eau potable que nous transmettons aux services concernés », soutient le commissaire principal de police El Hachemi Chérif.« Notre soulagement, c’est quand le même citoyen nous rappelle pour nous informer que sa doléance a été bel et bien prise en charge », se félicite-t-il. «La gestion des transmissions ou la télésurveillance sont certes des missions capitales. Mais la communication avec les citoyens est un domaine encore plus sensible », soutient-il, allusion faite aux deux numéros verts de la police, le 1548 et le 17 secours souvent composés par nos concitoyens pour dénoncer un crime ou un comportement suspect.Le call-center de la salle des opérations est une véritable « ruche d’abeilles ».« Le téléphone ne cesse que rarement de sonner », nous dit notre guide dans cetteimmense bâtisse où les notions de rapidité et d’efficacité ne font qu’un.«Nous avons commencé, comme première étape, par établir des ponts entre la police et la société civile. Par la suite, nous avons entamé un partenariat sécuritaire entre la Police et le citoyen, et actuellement, en troisième phase, le citoyen est au cœur de l’équation sécuritaire», a souvent noté le général-major Abdelghani Hamel, directeur général de la Sûreté nationale.

Souriez, vous êtes filmés
Abondant toujours dans la lourde tâche de la sécurisation de la capitale, le commissaire principal de police Hachemi Chérif rappelle le déploiement d’un peu plus de 1000 caméras de vidéo-protection dans les rues, ruelles et artères d’Alger. « La supervision est une de nos missions principales. Nous avons des caméras sur les principales artères de la capitale ainsi qu’au niveau de la Rocade Sud », explicite-t-il.
À ce titre, notons que la salle de la vidéo-protection, se trouve au milieu de la salle d’opérations de la sûreté de wilaya d’Alger, où des équipements de réception ont été mis en place afin de recevoir les images captées par les caméras installées dans plusieurs endroits de la capitale pour identifier les contrevenants au code de la route et les auteurs de délits et de crimes sur la voie publique. Installés face à une dizaine d’écrans, des opérateurs contrôlent les caméras grâce à des manettes. Une simple pression sur le joystick permet de faire un gros plan sur le visage d’un individu ou de zoomer sur la plaque d’immatriculation d’un véhicule. Aussi, il sera possible, grâce à l’assistance des caméras de télésurveillance, d’orienter les brigades mobiles dans la poursuite des criminels. Cette assistance servira également à gagner du temps pour les agents de l’ordre public déployés sur le terrain. Tout est réglé de manière minutieuse au niveau de la salle d’opérations qui représente le « nerf optique » de la sûreté de la wilaya d’Alger.
« Notre unité travaille 24 heures sur 24. Plusieurs brigades se relaient pour assurer la coordination des équipes et gérer le trafic des transmissions radio», explique le commissaire principal Hachemi Cherif.
À droite de la salle se trouve le bloc de la police de secours et d’exploitation qui reçoit les appels au secours et des informations concernant des crimes ou des délits, tandis que la salle d’émission radio est située à gauche où sont communiquées les consignes par radio aux différents agents déployés sur le terrain. Séparant les deux salles, la salle de vidéo-protection, est la première à traiter les appels au secours.
Sitôt alertés, les agents chargés des caméras, qui reçoivent une formation continue sur les équipements, tenteront de localiser l’endroit concerné par l’appel au secours ou le renseignement afin de fournir les informations nécessaires aux agents déployés sur le terrain. Il est, par ailleurs, expliqué que les caméras qui sont activées H24, jouent un rôle « préventif » qui consiste en la surveillance des lieux de transit, à savoir les stations de transport des voyageurs ou les endroits à vols répétés afin que la salle d’opérations puisse donner des instructions aux agents se trouvant sur place pour une éventuelle arrestation de suspects. En réponse à certains citoyens qui ont critiqué l’installation des caméras de vidéosurveillance sous prétexte qu’elles violent la liberté individuelle des personnes, la DGSN assure que les façades des immeubles sont floutées en direct et que les agents de surveillances ont signé une charte déontologique. L’introduction de ces moyens modernes de haute technologie permettra de rendre l’action des éléments de la police plus rapide et efficace. En effet, grâce à l’assistance des caméras de télésurveillance, il est possible d’orienter les brigades mobiles rapidement dans la poursuite des criminels. «L’accès aux images prises par les caméras de télésurveillance ne peut être obtenu que sur autorisation de la justice», rassure le chef de la salle des opérations.Par exemple, dans une affaire d’agression, et pour étaler le dossier de preuve matérielle, la justice peut ordonner que les images de la scène lui soient remises. « Aucune image ne peut être rendue publique ou diffusée sans autorisation de la justice», précise-t-il. La technologie de la télésurveillance a été adoptée en 2004 lorsque la DGSN a fourni à la sûreté de la wilaya d’Alger seize caméras installées, à titre expérimental, sur la rocade sud du pont viaduc pour Ain Allah et quelques unes au centre ville jusqu’à Bab El Oued. La Sûreté nationale dispose, en outre, de caméras de vidéosurveillance embarquées sur hélicoptère. Les images vidéo sont transmises, en temps réel, par une liaison air/sol avant d’être acheminées par fibre optique aux responsables de la DGSN afin que des décisions soient prises rapidement si la situation le requiert. Avec de tels moyens, la Sûreté nationale a grandement amélioré ses performances dans la lutte contre la criminalité, ainsi que la surveillance et la régulation du trafic routier.

L’infatigable « bosseur ».
Á la tête de la salle des opérations relevant de la sûreté de la wilaya d’Alger, le commissaire principal de police Hachemi Chérif se dit comme beaucoup d’autres « policiers », fier avant toute autre chose d’appartenir à ce corps constitué en 1988. Ses éléments (du mois ceux que nous avons interrogés)lui témoignentde sa disponibilité, sa compréhension mais aussi et surtout son engagement. D’ailleurs,un petit espace attenantà son bureaua été aménagé de ce sorte à ce qu’il serve d’une chambre où notre officier puisse passer la nuit dans le cas de besoin. « Il le faut. Parfois, notre travail l’exige et il est important d’être disponible au moment voulu », nous dit-il. « Il est infatigable », nous assurent unanimement « les collègues », carle commissaire principal de police Hachemi Chérif « n’aime » pas entendre le mot « chef ». « On est une famille », assure-t-il. Et les trente longues années passées en uniforme lui « ont appris » que rien, absolument rien ne peut se faire sans l’effort commun.Les deux heures de temps passées dans la salle des opérations de la sûreté de la wilaya d’Alger renseignent sur « la bonne relation » existante entre l’officier supérieur et ses subordonnés. « Il est vrai que de par mes responsabilité, je suis contraint de bien représenter ce corps mais pour moi, je suis le père et le frèreavant d’être l’officier supérieur », commente-t-il.L’appartenance à la police n’est pas l’unique « fierté » de grand-père, également père d’un policier (son fils est sur les mêmes traces).Difficile d’entendre parler carle commissaire principal de police Hachemi Chérif, sans qu’il n’évoque, ne serait-ce une seule fois, la salle des opérations. « C’est unefiertéd’être aux commandes d’une structure aussi importante. C’est aussi unefierté ensuite de diriger une équipe composée de femmes et d’hommes compétents, qui aiment leur travail.Le secret de notre réussite, c’est l’esprit d’équipe », résume-t-il.
F. H.



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Entretien réalisé par Saida AZZOUZ .

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