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N° 114 - Juin 2018

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DGSN

Sécuriser n’est nullement un vain mot

Sûreté de la wilaya d’Alger

Par Farid HOUALI



De nos jours, Alger tend à devenir une grande capitale africaine et méditerranéenne en entreprenant une ouverture vers le monde et organisant de nombreuses manifestations et colloques internationaux.Alger attire ainsi depuis quelques années de grandes multinationales. De nombreux projets d’infrastructures ont été réalisés tels que le métro, le tramway ainsi que divers projets de restructuration urbaine, de création de nouveaux centres urbains satellites. C’est dire qu’Alger est en pleine expansion urbaine, motivée par un besoin d’affirmation au niveau régional.Alger, c’est aussi la capitale du pays, avec ses administrations, les représentations diplomatiques, ses institutions (APN, Sénat), le port, l’aéroport. Autantdire que sa sécurisationn’est pas une sinécure. Elle n’est tout de même pas impossible. Comme souvent souligné sur ces mêmes colonnes, une bonne gouvernance en matière de gestion de la ressource humaine et une feuille de route sécuritaire constamment actualisées sont la clé de la réussite dans la mise en œuvre de la stratégie élaborée par la direction générale de la Sûreté nationale, pour faire face à la criminalité sous toutes ses formes.« Ces actions, exécutées dans le cadre du respect des droits, des lois et des règlements de la République, ont permis aux unités opérationnelles d’avoir des ripostes adaptées et proportionnées face aux différents cas d’atteinte et de transgression à l’ordre public», assure d’emblée le contrôleur de police Nourredine Berachedi, chef de la sûreté de la wilaya d’Alger dans sa déclaration à El Djazaïr.com.« Nos missions et prérogatives sont bien définies et connues de tous. La politique adoptée au plus haut sommet de l’Etat, et par le DGSN, le général-major Abdelghani Hamel, ne lésinant pas sur les moyens afin de hisser le niveau des rangs de ce corps aux standards internationaux, se traduit de plus en plus sur le terrain. Et c’est sur ces orientations que repose notre intervention sur le terrain », soutient le premier policier de la capitale où quelque 21000 policiers tous grades confondus et dans les différents services, veillent chaque jour à la sécurité des personnes et des biens. Répartis dans les marchés, rues, ruelles, grands boulevards, ronds-points, jardins, publics, administration, stations urbains de transports, garesroutières et ferroviaires, les hommes en bleu sont au moindre recoin, sans oublier les « civils ». Ces derniers pourront vous aborder n’importe où à n’importe quel moment. Ils peuvent surgir de nulle part.

Lutte implacable contre le crime
« La priorité de toutes les composantes de la Sûreté nationale demeure la sécurité des biens ainsi que la préservation de l’ordre public, lesquelles constituent le socle pour garantir la sérénité et la quiétude des citoyens », enchaîne le contrôleur de police Nourredine Berachedi, en poste depuis avril 2015, qui a opté pour «  la continuité » au lendemain de sa prise de fonctions. Pour ce faire, la vision du contrôleur de police Nourredine Berachedi « est claire ». « Outre les moyens humains et matériels mis à notre disposition, le travail de coordination avec les autres services de sécurité, effectué quasi quotidiennement n’est pas à négliger. Bien au contraire », insiste-t-il. D’ailleurs, les résultats ne se sont pas trop fait attendre. En effet, selon notre interlocuteur, parmi les actions notables menées ces dernières années par les services de police d’Alger, il est question notamment l’éradication de ce qui était considéré jusque-là comme « une guerre de gangs ». « Ce phénomène n’existe plus », assure le chef de la sûreté de la wilaya d’Alger notant un plus loin qu’en « parallèle », les efforts des forces de police continuent d’être orientés pour lutter contre la petite et moyenne délinquance où des résultats probants ont été enregistrés durant ces dernières années. « La violence proprement dite, que connait notre société reste la petite délinquance engendrée le plus souvent par la consommation des drogues en tous genres et la détention d’armes blanches et elle exclut toute notion de quartier difficiles »se félicite-t-il. Ainsi, selon un bilan chiffré mis à notre disposition, il a étéenregistré durant l’année écoulée 46226 affaires dont 34298 affaires résolues (74%) impliquant quelque 42594 individus contre 46848 affaires en 2016, 42260 affaires en 2015 et 37399 affaires en 2014.L’année 2017 a été en effet, pour les services de la sûreté de la wilaya d’Alger celle du couronnement des efforts déployés en matière de lutte contre la criminalité sous toutes ses formes. Les actions à la fois préventives et répressives ont porté leurs fruits. « Le travail a porté aussi bien en matière de prévention des jeunes et des écoliers à travers des campagnes de sensibilisation qu’en matière de répression et de lutte contre le crime par une présence des policiers sur le terrain et l’exploitation optimale du renseignement pour éradiquer le crime à ses sources », relève le contrôleur de police Nourredine Berachedi. C’est dire que les chiffres relevés cette année reflètent les résultats de cette lutte implacable contre le crime à Alger où plusieurs de ses quartiers et ses cités à forte densité de la population étaient infestés par des groupes de malfaiteurs. Dans ce cadre, le contrôleur de police Nourredine Berachedi souligne l’importance du renseignement et de l’information ainsi que la collaboration du citoyen dans ce travail de longue haleine visant l’éradication de ces fléaux.Ce double travail préventif et répressif a permis à terme l’élaboration d’une carte de la criminalité propre à la wilaya d’Alger qui a permis aux services de police de mieux comprendre la nature des crimes, ses formes, ses genres et son développement. «Ceci a permis à nos services de se mobiliser en fonction de ces données et des exigences de ce schéma», explique-t-il. Il rappelle, dans ce sens, les efforts consentis par les responsables de police qui veillent à la «sécurité du citoyen en réunissant les conditions favorables au développement et à la réussite de l’action sécuritaire à travers la formation des compétences humaines, l’acquisition d’équipements modernes et la consolidation des relations entre la police et la société». Aussi, la composante sécuritaire repose au niveau de  la capitale, selon les explications du contrôleur de police Nourredine Berachedi, sur un travail coordonné et harmonieux entre les services de la police judiciaire, les éléments de la sûreté urbaine renforcés par des brigades spécialisées en intenses interventions dont les Brigades de recherche et d’intervention (BRI), spécialisée dans le crime organisé qui est derrière le démantèlement des dangereux réseaux criminels activant dans le trafic international de la criminalité.Noyau névralgique de la police judiciaire, la Brigade de recherche et d’investigations constitue, en effet, de par la nature deses missions, l’outil principal de l’application de la loi.Et contrairement aux autres wilayas du pays, la police judicaire à Alger (sans parler de la direction de police judiciaire) n’est pas confinée dans un unique service se trouvant à l’intérieur même de la sûreté de la wilaya.En effet, la capitale comptabilise trois divisions de la police judicaires rattachées à la Sûreté de wilaya, une au Centre, l’autre à l’Est et enfin la troisième à l’Ouest. Chacune de ses divisions dispose de ses propresmoyens aussi bien humains que matériels.  « Les divisions sont chargées de la grande criminalité, la petite étant prise en charge au niveau des sûretés urbaines », nous explique le contrôleur de police Nourredine Berachedi,

Une occupation permanente du terrain
Laconsommation de la drogue dans notre pays est un phénomène qui prend quotidiennement des proportions inquiétantes. N’épargnant aucune couche de la société, la  consommation de la drogue est une menace constante, dans les villes tout comme dans les zones rurales. A ce sujet, les éléments de la sûreté de la wilaya d’Alger ont procédé début janvier dernier,à l’arrestation de 172 individus à Alger impliqués dans différentes affaires dont la possession et le trafic de drogues et de comprimés psychotropes. Dans le même contexte, un bilan des mêmes services durant l’année écoulée fait état de 14431 affaires traitées impliquant 16421 individus. Il a été ainsi saisi 151,9kg de cannabis, 243 grammes de cocaïne, 1,135 kg d’héroïne ainsi que 105000 psychotropes. « Le trafic et l’usage de stupéfiants en Algérie constituent une préoccupation majeure et demeurent l’une des priorités de la DGSN pour laquelle une stratégie opérationnelle a été mise en œuvre répondant au contexte régional et international du trafic illicite et s’inscrivant en droite ligne avec la politique nationale de prévention et de lutte contre ce fléau », rappelle-t-il.

Un corps en perpétuelle évolution
Les avancées réalisées par la police algérienne, ces dernières années, ont grandement contribué à sa propulsion au rang international,Le professionnalisme atteint en effet par la police algérienne à la faveur des différents plans initiés dans le cadre de la modernisation de ce corps par le président de la République Abdelaziz Bouteflika, n’est pas un vain mot. Bien au contraire, c’est uneréalité admisepar bon nombre d’observateurs. Les cadres de la DGSN, notamment ceux que nous avons eu à côtoyer et approcher durant nos entretiens et reportages,  sont unanimes à dire que depuis 2010 à ce jour, la police algérienne a réalisé une avancée qualitative dans ses effectifs, ses moyens, ses structures et en prospective sécuritaire, grâce aux nombreux projets concrétisés, par la Sûreté nationale, sur des bases scientifiques et en conformité avec les critères mondiaux. «Nous œuvrons à moderniser le corps de la police algérienne dans tous les domaines dans le but de renforcer l’Etat de droit», a souvent réaffirmé le général-major Abdelghani Hamel, directeur général de la Sûreté nationale.Ainsi, l’expérience acquise par la police algérienne sur le terrain l’a propulsée à « l’avant garde, en matière de gestion démocratique des foules et de lutte contre le terrorisme notamment ». Les résultats probants réalisés, en la matière, par les corps sécuritaires ont fait que l’expérience de la police algérienne soitsollicitée par un grand nombre de corps de police, de par le monde.« Lapolice algérienne a traversé de grandes étapes en matière de développement, de modernisation, de formation et de réhabilitation du facteur humain en tant qu’élément essentiel dans l’accomplissement des missions avec professionnalisme et discipline en vue d’assurer la protection des personnes et des biens dans le cadre du respect des principes des droits de l’Homme », assure à ce propos le contrôleur de police Nourredine Berrachedi qui relève en outre le rajeunissement entrepris ces derniers par le haut commandement de la DGSN. « Aujourd’hui, faudrait-le souligner, la police est dotée de tous les moyens scientifiques et développés qui sont d’un apport considérable dans l’action policière », note-t-il évoquant particulièrement le système AFIS que la DGSN a généralisé à travers les sûretés urbaines et les postes de police de proximité. Autrement dit, il est question de doter ces infrastructures d’un outil scientifique moderne permettant de solutionner un crime sur-le-champ. Aux yeux de l’officier,les criminels usent de moyens et technologies développés et il fallait y faire face, assurant que les services de la sûreté nationalese développent à une vitesse accélérée.

F. H.



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Entretien réalisé par Saida AZZOUZ .

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