Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 117 - Nov 2018

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DGSN

L’expérience qui fait la différence

Sûreté de la wilaya de Sétif

De nos envoyés spéciaux Farid HOUALI et Abdessamed K.



Et comme il fallait s’y attendre, son emplacement géographique, disons un passage obligatoire de l’Est au centre et à l’Ouest, et vis--versa, ne lui épargne pas des maux émergeants. Du trafic de drogue, à la contrebande, en passant par l’immigration clandestine et la contrefaçon, le crime organisé s’invite au quotidien dans la Cité.
Ainsi dire, veiller et garantir la quiétude de citoyens et assurer la protection des biens dans la wilaya la plus peuplée après Alger, nécessite la mobilisation de grands moyens. Ce n’est en aucun cas, une mine affaire certes. Mais, pas impossible. « Une bonne gouvernance en matière de gestion de la ressource humaine et une feuille de route sécuritaire constamment actualisée sont la clé de la réussite dans la mise en œuvre de la stratégie élaborée par la DGSN, pour faire face à la criminalité sous toutes ses formes », a assuré d’entrée le 31 décembre dernier dans sa déclaration à El Djazaïr.com, le contrôleur de police Mohamed Akhrib, chef de la sûreté de la wilaya de Sétif.
Rappelant que la wilaya de Sétif connaît un développement accru et regorge en son sein deux grands pôles économiques importants, Sétif et El-Eulma, notre interlocuteur, nommé à ce poste en février 2015, a assuré que cela exige un déploiement et une présence à travers les quartiers, et une certaine « intelligence dans la gestion des affaires ». Aussi, pour faire face à la délinquance urbaine et aux incivilités aux alentours des sites touristiques et lieux de loisirs qui nuisent gravement à l’image de notre pays, l’action des   éléments de la sûreté de la wilaya de Sétif  sera concentrée, selon le contrôleur de police Mohamed Akhrib, sur la multiplication des patrouilles motorisées et pédestres dans les lieux de grande affluence particulièrement aux alentours des grands espaces, gare ferroviaire et routière. Cette stratégie, coordonnée et basée sur la collaboration entre les services de la sûreté et les citoyens, permettra d’endiguer les fléaux sociaux et de créer un climat paisible entre les deux parties. Une stratégie reposant sur l’impératif de rapprochement des forces de police du citoyen. « Sans le citoyen, la police ne peut mener à bien sa mission de sécurisation. La majorité des affaires solutionnées a été sur la base de renseignements fournis par les citoyens. Cette coopération est le fruit du bon comportement des policiers conformément aux orientations du haut commandement de la DGSN», se félicite le chef de sûreté de wilaya de Sétif qui recommande à ses éléments « d’être toujours à l’écoute du citoyen ».
« La réussite de toute action dépend de la façon la plus judicieuse de se comporter, de se conduire, d’être à l’écoute des préoccupations, en tous lieux et en toutes circonstances », a insisté le contrôleur de police Mohamed Akhrib.

En attendant la sûreté de daïra de Gunezet
En matière d’infrastructures policières,  la wilaya de Sétif est bien nantie puisque  le taux de couverture avoisine les 100%. D’ailleurs,  19 sûretés de daïras sur 20 sont déjà opérationnelles  en attendant l’ouverture prochaine de la sûreté de la daïra de Guenzet. « L’infrastructure existe déjà mais faute de logements de fonctions, son inauguration interviendra incessamment », a assuré à ce propos le chef de la sûreté de wilaya. A cela viennent s’ajouter 21 sûretés urbaines dont 1 sûreté urbaine extra-muros au nouveau pôle El Baz,  03 BMPJ (Brigade mobile de police judiciaire), une BRI, 01 unité de maintien de l’ordre (UMO) et une unité de la police des frontières aériennes dont la mission est d’assurer la sécurité au niveau de l’aéroport de Sétif.
« Cette répartition efficace des structures a eu un impact positif sur la baisse du taux de criminalité », s’est encore félicité le contrôleur de police Mohamed Akhrib. Dernier fait en date : l’inauguration le 12 mai dernier, de la 14ème   sûreté urbaine qui couvre une superficie de 89 hectares et 31 500 habitants. Une zone populeuse qui compte en outre 670 commerces, un souk de proximité, plusieurs établissements scolaires. Le tout sera couronné par l’entrée en service de la future académie de police, un joyau architectural dont le « travaux avancent à un rythme satisfaisant », selon les dires du wali de Sétif  Nacer Maaskri. Le chef de l’exécutif que nous avons rencontré sur site dans le cadre de ce reportage consacré à la sûreté la wilaya de Sétif, dans une déclaration à El Djazaïr.com, s’est d’ailleurs félicité de ce nouveau acquis qui viendrait s’ajouter aux autres infrastructures sécuritaires dont dispose déjà la wilaya. « C’est un projet structurant d’une grand importance autant pour la région de Sétif et la DGSN que nous visitons régulièrement pour faire en sorte à ce que la cadence de sa réalisation soit accélérée afin que l’académie soit livrée dans les délais », nous-a-t-il en effet assuré à ce propos. Le wali de Sétif, accompagné par le contrôleur de police Mohamed Akhrib a dans le même contexte révélé que d’autres structures de la sûreté nationale sont « inscrites » à l’indicatif de la wilaya dont une sûreté urbaine en phase de réalisation sur budget de la wilaya. « Le cheval de bataille de la DGSN est la proximité », a rappelé le wali de Sétif. L’école, située à l’entrée ouest de la ville de Sétif, non loin du lieudit Ain Sfiha et à proximité de la route nationale N5, comprendra notamment un pavillon administratif de 1.615 m², un pavillon pédagogique de 40 classes de cours et deux amphithéâtres totalisant 1.200 places.  Une bibliothèque sur trois niveaux, une salle de réunion de 1.200 places et une base de vie y sont également prévues. Sa réalisation s’inscrit de plain-pied dans les avancées extraordinaires que connaît la Sûreté nationale dans cette vaste wilaya du pays. Á vari dire, prés de 500 postes de police ont été réalisés durant les cinq dernières années pour assurer une meilleure couverture sécuritaire et « s’adapter au développement du tissu urbanistique que connaissent les différentes wilayas du pays » selon la DGSN. La formation : un axe « prioritaire »
Interrogé en ce qui concerne les moyens déployés par la DGSN pour une meilleure sécurisation des citoyens de leurs biens, le premier policier de Sétif est revenu notamment sur les dernières évolutions que connait, depuis quelques années déjà, ce corps de sécurité. Le contrôleur de police Mohamed Akhrib   s’est dans ce cadre, attardé sur le volet formation qui constitue en effet, une « priorité » au sein de la DGSN. « La DGSN a  beaucoup misé sur la formation de ces agents. Le commandement de la DGSN a de tout temps insisté sur une formation adéquate pour ses éléments. Des formations sont ainsi, régulièrement organisées au profit des spécialistes afin de se conformer aux normes et standards internationaux, chacun dans son domaine d’intervention » a rappelé notre interlocuteur.  « La DGSN a placé la formation policière comme axe prioritaire dans sa stratégie de développement et de modernisation de ses services, en la situant au cœur du processus de revalorisation de notre ressource humaine», avait assuré le général-major, Abdelghani Hamel, DGSN, dans l’une de ses rencontres avec les professionnels des médias. Pour le ca de la sûreté de la wilaya de Sétif, il convient de rappeler la signature en octobre dernier, entre la sûreté de wilaya de Sétif et l’université de Ferhat-Abbas (Sétif 01), et qui permet l’échange d’expériences et la formation scientifique au sein des deux institutions et l’encadrement des étudiants en master professionnel, notamment l’organisation de séminaires et de conférences entre les deux parties. Cette convention a pour objectif de développer et de renforcer la coopération scientifique et de promouvoir le partenariat entre les deux parties dans le domaine de la formation, notamment le soutien à la formation continue au profit des cadres et étudiants de la DGSN dans le cadre du master professionnel et les études supérieures spécialisées et d’assurer également l’encadrement lors de leur cursus scolaire et durant la réalisation des projets de fin d’études par des enseignants et chercheurs universitaires. Ce partenariat permettra également l’accès aux services bibliothécaires et aux laboratoires de recherche scientifique, l’organisation de séminaires et de conférences ainsi que des visites dans les établissements de formation des deux parties dans l’optique de valoriser davantage les compétences et le savoir-faire des cadres de la Sûreté nationale pour mieux servir le citoyen. Sur un autre volet, le contrôleur de police Mohamed Akhrib a mis en exergue « l’importance » du système AFIS. En effet, comme nous l’écrivions en janvier dernier (voire notre dossier sur le laboratoire central de la police scientifique), un progrès indéniable a marqué l’évolution des services de la police judiciaire, notamment dans le domaine de la police scientifique et technique, à travers la modernisation des infrastructures et l’acquisition des équipements et systèmes technologiques de pointe en matière d’expertise criminalistique.   

De la  prise en charge du policier
La formation adéquate et la mise à la disposition de ces derniers du matériel dernière génération, ne sont pas les seules « évolutions » au sein de la DGSN qui dans le cadre de la mise en application de ses programmes d’action, notamment la prise en charge effective et permanente de ses personnels, s’est attelée à mettre en place un service central de la santé, de l’action sociale, des sports et des loisirs. Comme son appellation l’indique, il constitue une structure essentielle, dont les missions privilégiées sont complémentaires à celles de l’Etat en direction de la composante humaine et plus particulièrement le policier, compte tenu de la spécificité de ses tâches, de la noblesse du métier qu’il exerce pour veiller à la sécurité des personnes et des biens et préserver également les libertés individuelles et collectives, au prix d’innombrables sacrifices, faits d’abnégation, de disponibilité et de dévouement. C’est dans ce contexte d’ailleurs que, présentement, le facteur humain est pris en charge au plan central, régional et local et ce, par la création de services idoines à même de gérer au mieux toutes les doléances des personnels, aux plans médical, social, psychologique, sportif, culturel et de loisirs. « La situation sociale des agents de police est prise en considération à travers le logement et la prise en charge sociale. Ce qui se répercutera positivement sur leur rendement en matière de sécurité du citoyen et de protection de ses biens » a affirmé à ce propos le contrôleur de police Mohamed Akhrib. «Il est primordial d’améliorer cet aspect social, particulièrement concernant le logement, par l’affectation de quotas spéciaux, en coordination avec les autorités des   wilayas», a souvent souligné le DGSN, le général major Abdelghani Hamel.
Et ce n’est guère un slogan. Pour n’évoquer que le cas des « policiers de Sétif », il convient de rappeler que le DGSN, avait présidé le 12 mais dernier, à Sétif une cérémonie de remise des ordres de versement de logements location-vente AADL, à quelques  bénéficiaires, fonctionnaires de la Sûreté nationale de la région Est du pays, d’un quota totalisant 1948 bénéficiaires. La cérémonie de remise des ordres de versement a été organisée au siège de la brigade d’intervention de la police, au chef lieu de wilaya en présence des autorités locales et des cadres de la police.   Á l’occasion, l’inspecteur régional de la police-Est, le contrôleur de   police, Mustapha Benaini avait indiqué que les ordres de versement des affilés à la Sûreté nationale ont ciblé, depuis 2015 jusqu’ (en mai) 44 wilayas  avec 18678 bénéficiaires, sur un total de 25534 bénéficiaires à l’échelle nationale.

Des chiffres à l’appui
Ayant fait pratiquement toute sa carrière de policier (voir le portrait) dans la sécurité publique, le premier policier de la capitale des Hauts Plateaux, sait de quoi il parle, lui, qui au lendemain de sa prisez de fonction, en février 2015, a été « chargée » de deux missions essentielles : Premièrement, éradiquer la criminalité sous toutes ses formes et ensuite revoir le plan de circulation de la ville et corriger des lacunes, s’il y’a lieu. Pour ce faire, notre officier de police évoque « sa stratégie » inspirée de ses longues années passées au sein de la police mais, et aussi des orientations du DGSN le général Major Abdelghani Hamel. « Notre stratégie sécuritaire est basée sur un partenariat avec les citoyens dans le but de lutter contre la délinquance et de répondre aux besoins de la société, l’objectif étant de redonner du lien social à une ville qui connaît de profondes transformations sociales et démographiques », a-t-il dit à ce propos. C’est ce qui explique le nombre d’affaires solutionnées par la police judiciaire. « Cette croissance est le résultat de notre déploiement sur le terrain et non une hausse de la criminalité», a relevé d’emblée le contrôleur de police Mohamed Akhrib. Ainsi, selon un bilan nous ayant été communiqué par le chef de la sûreté de la wilaya de Sétif que nous avons, pour rappel, rencontré, la veille du nouvel an 2018, 8917 affaires judiciaires   ont été enregistrées en 2017 dont 7443 (83,47% des affaires) ont été résolues contre 9455 affaires en 2016 (7754 résolues) et en fin 8984 affaires enregistrées en 2015 dont 6708 impliquant 9410 individus en 2017, 9816 individus en 2016 ainsi que 8741 autres en 2015. S’agissant des affaires ayant trait avec l’atteinte aux bien des personnes, il a été enregistré en 2017, 3339 affaires dont 2149 affaires résolues contre 2571 affaires l’année d’avant dont 1201 affaires résolues ainsi que 2763 affaires enregistrées en 2015 dont 1235 résolues impliquant 2758 individus l’année écoulée, 1632 en 2016 et 1686 individus en 2015. A ces chiffres vient se greffer 2074 affaires de porte atteinte aux personnes enregistrées en 2017 dont 1955 affaires solutionnées ainsi que 1927 affaires en 2016 (18545 solutionnées) et 2153 affaires en 2015 dont 1851 affaires ont été solutionnées. Par ailleurs lors des 8227 descentes effectuées par les éléments des différents   services de police de la wilaya de Sétif rien que durant l’année 2017, il a été procédés au contrôle de pas moins de 89 252 individus. Aussi, il a été procédé durant ces descentes policières à la récupération de 615 armes blanches, 08 armes à feu, 20 bombes lacrymogènes, 109  pistolets à impulsion électrique (PIE), 10 249 bouteilles d’alcool ainsi que 2 652 584 produits pyrotechniques. En deux ans d’exercice en tant que premier policier de Sétif, le contrôleur de police Mohamed Akhrib, s’est dit, dans sa déclaration à El Djazair.com, «satisfait » de ce qui a été accompli par ses services jusque-là, mais et surtout « déterminé », grâce à la conjugaison des efforts de tout un chacun, à aller de l’avant dans sa mission de sécuriser les biens et les personnes. « On est convaincus de ce qu’on fait. Défendre son pays et ses intérêts, c’est un devoir », a-t-il assuré.

Lutte contre le  crime organisé et le banditisme
Les policiers font face à des pratiques de certains délinquants qui s’en prennent aux citoyens et à leurs biens. Ce point a été aussi pris en compte par les policiers qui, habitués à ce genre de pratiques, agissent en conséquence.
Pour le chef de la sûreté de wilaya de Sétif, c’est à ce moment qu’un diapositif répressif est enclenché. «   On veille à ce que les lois de la République soient appliquées dans toute leur rigueur mais sans excès de zèle et en toute légalité et professionnalisme. C’est notre devise» a-t-il assuré.
Pour lui, l’action policière devrait être d’abord préventive pour agir par la suite au bon moment afin de mettre en échec les agissements des criminels qui seront présentés à la justice dans le strict respect des droits de l’Homme et de la déontologie policière.
La composante sécuritaire repose dans la capitale des Hauts Plateaux, selon les explications du chef de sûreté de la wilaya de Sétif,   le contrôleur de police Mohamed Akhrib, « sur un travail coordonné et harmonieux entre les services de la police judiciaire, les éléments de la sûreté urbaine renforcés par des brigades spécialisées en intenses interventions dont les Brigades de recherche et d’intervention (BRI) », spécialisées dans le crime organisé
« Nous nous attelons à assurer   une présence policière 24/24, l’objectif étant bien sûr de garantir la quiétude de nos concitoyens », a assuré de son côté le commissaire principal de police Djamel Eddine Laamani, chef de service de la police judicaire à la sûreté de la wilaya de Sétif.
Pour ce faire, un « plan de travail et de déploiement » a été ficelé et bien étudié notamment en ce 31 décembre 2017 qui coïncide avec la célébration du nouvel an 2018   « Notre occupation du terrain doit être continuelle » a insisté notre interlocuteur. D’ailleurs, notre équipe dans le cadre du dispositif mis en place à l’occasion de la célébration du nouvel an a accompagné les éléments de la BMPJ ayant sillonné les rues et artères de la ville de Sétif en cette nuit glaciale. Nous y reviendrons dans notre reportage. Abordant la question de la drogue et sa consommation, le commissaire principal de police Djamel Eddine Laamani a soutenu que le principe adoptée dans ce cadre est connu: derrière tout consommateur, un fournisseur.  
En effet, les statistiques font froid au dos et les chiffres son effrayants. La   consommation et ou le trafic de la drogue dans notre pays sont des   phénomènes qui prennent quotidiennement des proportions inquiétantes. Aucune   couche de la société n’est épargnée. Aucune ville aussi, y compris les villes du Sud du pays. Depuis quelques années, le trafic illicite de drogues prend, selon les spécialistes, des proportions inquiétantes en Algérie, au regard des quantités importantes de résine de cannabis en provenance du Maroc, saisies par les différentes forces de l’ordre, ainsi que l’apparition de nouvelles filières du trafic empruntant divers itinéraires et usant de nouveaux modes de dissimulation, outre la connexion du trafic de stupéfiants avec les autres formes du crime organisé. Dans la wilaya de Sétif comme toutes les grandes villes algériennes   « transformées» par la force des choses en de   véritables eldorados de trafic de tout genre, les services de la police doivent avoir l’œil vigilant. Disons qu’ils ne laissent pas le champ libre aux trafiquants et leurs complicités.   En effet, il ne se passe pas une journée sans qu’un « bilan » des quantités saisies ne soit communiqué par les mêmes services de police. Les chiffres sont révélateurs. Ainsi, selon ceux   nous ayant été fournis par le contrôleur de police Mohamed Akhrib,   il a été enregistré en 2017, 640 affaires en lien avec la consommation et trafic de drogue. 85 kgs de cannabis ainsi que 5682    363 comprimés de Rivotril et Ecstasy ont été saisis durant cette même période. «Cette année, nous avons insisté sur la neutralisation des bandes de malfaiteurs activant dans le trafic de la drogue», a soutenu   le chef de la sûreté de la wilaya de Sétif. L’atteste le démantèlement en avril dernier par la BRI relevant de la PJ de la wilaya une bande spécialisée en trafic de drogue, constituée de 8 individus (âgés entre 20 et 35 ans).
Cette opération a permis de saisir une importante quantité de drogue estimée à 66 kilogrammes de résine de cannabis (kif traité) suite à l’exploitation de renseignements faisant état l’implication de cette bande de malfaiteurs dans une affaire de trafic d’une grande quantité de stupéfiants dans la wilaya de Sétif suite à quoi, la police a engagé un dispositif spécial afin de contrôler les déplacements des suspects.
Ces opérations ont abouti que les suspects descendent de plusieurs quartiers populaires de la wilaya, où ils avaient l’intention d’exercer leur trafic dans plusieurs points de la wilaya à citer « cité Yahyaoui », « Oueled Brahem » et « Aïn Arnat ». Sur le champ, les éléments de la BRI ont mis en place un plan d’action pour la circonstance, qui a permis d’appréhender tous les membres de la bande et la saisie de la quantité précitée de kif traité qui était sous forme de différentes pièces.
La prévention d’abord, la répression ensuite
Une femme a trouvé la mort et cinq autres personnes (un père et ses quatre enfants) ont été blessées dans un accident de la circulation survenu début janvier courant   dans la commune d’Ain Arnat. Cet accident vient se greffer malheureusement aux 637 accidents de la circulation enregistré durant l’année dernière, contre 816 accidents l’année d’avant.  
Ce chiffre, parmi tant d’autre renseigne sur les proportions inquiétantes qu’ont prises les accidents de la circulation dans la wilaya de Sétif notamment sur l’axe autoroutier liant la wilaya à l’Est et Centre du pays.
Ce constat n’a pas laissé les éléments de la sûreté de la wilaya de Sétif indifférents. « Les missions assignées à l’ensemble des dispositifs qui sont mis en place s’articulent concrètement sur les actions et les mesures appropriées afin d’assurer une décongestion de la circulation routière notamment au niveau des axes routiers les plus fréquentés », a assuré dans ce sens le   commissaire principal Mohamed Seghir Belaïd, chef de service de la sécurité publique à la SW de Sétif car, dans le cœur de la ville de Sétif ainsi que sa périphérie directe, faudrait-il le reconnaître, travaux de réalisation du tramway et ouverture de nouveaux centres commerciaux obligent, la circulation routière devient presque impossible d’autant que 600 000 véhiculent y circulent quotidiennement. « Cet état des faits a exigé de nous, sur orientation du chef de la sûreté de la wilaya, un plan bien ficelé et étudié afin du moins, réguler la circulation », a encore soutenu le même officier qui parle également de l’adoption d’un plan répressif.    Dans ce sens, il convient de noter que 819 routières ont été recensées en 2017 suite à quoi   7352 permis de conduire ont été retirés durant cette même période quoi que la sensibilisation « demeure le moyen visant du moins à réduire le nombre des accidents ».   D’ailleurs, nous apprenons dans   ce sens que 350 cours théoriques sur la sécurité routière ont été tenus à travers les CEM et lycées de la wilaya de Sétif. Le tout est bien entendu encadré par des agents de la sécurité publique.   « Les choses s’améliorent au fur et à mesure », a encore soutenu sens le   commissaire principal Mohamed Seghir Belaïd mettant en exergue « le rôle important » que jouent dans la régulation, mais aussi dans l’application des textes réglementaires régissant la circulation automobile, notamment, par les brigades motorisées relevant de la sûreté de la wilaya de Sétif.   « La   sécurité   routière, particulièrement la réduction du nombre d’accidents de la circulation sur nos routes, de surcroit celui des décès, a toujours constitué une préoccupation, une priorité pour la DGSN », assurait auparavant le chef de la sûreté de la wilaya de Sétif.   Le SWSP de par ses missions est également chargé de la sécurisation des établissements scolaires, des administrations « névralgiques »   mais aussi des manifestations sportives et ce n’est nullement ce qui manque à Sétif connue pour le mythique wifaq. Ainsi, une rencontre footballistique au stade du 8 Mai 1945 est synonyme d’une grande mobilisation des    éléments du maintien de l’ordre (UMO).   Le pari est souvent réussi si ce n’est la violence qui gangrène nos stades. Dix éléments de la sûreté nationale ont été atteints pour rappel, atteints   de blessures « légères » en décembre dernier, en empêchant   des émeutiers de la cité Ain Touila de commettre des actes de vandalisme au centre-ville d’Ain Kébira (Sétif) sur fond des affrontements éclatés deux jours auparavant lors d’un match derby de football.   En juin 2016, cinq éléments de la Sûreté nationale de la wilaya de Sétif avaient été légèrement blessés et cinq supporters arrêtés après les échauffourées survenues à la fin de la rencontre de l’Entente de Sétif et son homologue sud-africain le Mamelodi Sundowns.   C’est dire que rien ne se passe jamais comme prévu. Hélas.

 F. H.

 

Le  lieutenant de police Amine Metmat  
Une jeunesse au service de sa patrie

Les pères et mères sont les architectes de l’éducation. Ils en jettent les fondements, la continuent, l’affermissent de leur mieux, n’épargnent ni soins ni dépenses pour que leurs enfants soient utiles à la patrie, et fixent les regards du peuple. Ceux et celles n’ayant pas approché ce corps de sécurité, diront les jeunes, intègrent la sûreté nationale, par manque de débouché professionnel. Ceux-là mêmes soutiennent aussi que les policiers ne sont pas « diplômés » encore moins motivés par l’idée de protéger et de servir les biens et les vies. Faux. Tout au long de nos entrevues et sorties sur le terrain, avec nos policiers, l’occasion nous a été offerte de côtoyer ces derniers et de les suivre de plus près. D’ailleurs, notre travail effectué à chaque fois ne pouvait être réussi sans leur implication, y compris les officiers supérieurs. En un mot, chapeau pour ces dignes fils de l’Algérie.
Ingénieur d’État en informatique de l’Université de Constantine, le lieutenant de police Amine Metmat, chef de la brigade de lutte contre la cybercriminalité à la sûreté de la wilaya de Sétif, affirme avoir opté pour la police « par conviction personnelle ». « J’ai toujours été fasciné par la noblesse de ce métier », dit-il à ce propos. Son vœu a été exaucé en 2010, soit juste après l’obtention de son ingéniorat. Le lieutenant de police Amine Metmat fait partie de la première promotion à suivre une formation « de base » à l’Académie militaire interarmes de Cherchell. Retour une année après à l’École supérieure de police Ali-Tounsi (Châteauneuf) d’où il sort en février 2012 avec le grade de lieutenant de police. Il est affecté à la BMPJ de Ain Oulmane (Sétif). L’expérience ne durera que quelque temps puisqu’il est affecté à ce qui était à l’époque « la section spécialisées pour lutter contre la cybercriminalité » relevant des brigades économiques et financières. Actuellement, ces cellules sont restructurées en des brigades à travers toutes les sûretés de wilaya rattachées au service central de lutte contre la cybercriminalité de la DGSN.  Afin de lutter efficacement contre ce « nouveau fléau », notre interlocuteur a assuré que la DGSN a mobilisé au profit de « ses experts tous les moyens technologiques susceptibles de parer à tout acte malveillant, à travers des mécanismes anticipatifs tendant à rétrécir le champ d’action des criminels ». Et comme la formation est un axe prioritaire à la DGSN, le lieutenant de police Hamid Metmat, comme beaucoup de cadres, en a bénéficié dans le cadre de la maîtrise de ce « danger en perpétuelle évolution ». Il s’agit notamment de trois formations, à Malte (2013), en France (2014) et tout récemment au Portugal. D’ailleurs, ses collègues du « Central » le dénomment le « génie ». Pourquoi donc ? « Le lieutenant de police Hamid Metmar et son équipe se sont tout le temps illustrés par l’élucidation d’affaires en lien avec le net en un laps de temps record», témoigne le lieutenant de police Abdelouahab Aissani, chef de la cellule de la communication et des relations publiques à la sûreté de wilaya de Sétif. Dernier fait en date : l’arrestation en novembre dernier d’un individu pour atteinte à la vie privée et diffamation par des textos (SMS) à l’encontre d’une victime.

 

Le lieutenant de police Hassna Merzougui  
Par amour de la tunique bleue

Pour combattre le fléau des violences faites aux femmes et aux enfants, le chef du Bureau des  catégories vulnérables à la Direction de la police judiciaire (DGSN), a mis en place 50 brigades de la protection des personnes vulnérables, dont le personnel est essentiellement composé de femmes. « Ces brigades ont pour objectif la lutte contre la délinquance juvénile, la protection des mineurs et la lutte contre la violence à l’égard des femmes », nous rappelle le lieutenant de police Hassna Merzougui, chef de la brigade de la protection des catégories vulnérables à la sûreté de la wilaya de Sétif mettant en exergue « les différentes mesures prises par la DGSN pour assurer la protection des enfants et autres catégories vulnérables ». Á ce titre, il convient de souligner « la mobilisation » non seulement de la brigade de la protection des catégories vulnérables mais aussi de toute la sûreté de la wilaya de Sétif, s’agissant notamment de porter aide et assistance aux SDF. Cela nous renvoie à l’action menée dans ce cadre en janvier 2017. En effet, à la suite de la vague de froid et des importantes chutes de neige enregistrées sur la ville en ce début 2018, une caravane de solidarité à l’initiative de la Sûreté de wilaya s’est dirigée vers les régions affectées par ces intempéries. Pas moins de 7.000 repas et rations alimentaires consistants avaient été distribués à des nécessiteux.  Licenciée en psychologie clinique, le lieutenant de police Hassna Merzougui se dit« fière » d’appartenir à ce corps constitué qu’elle rejoint en tant qu’inspectrice de police en 1998 avant d’être promue au grade de lieutenant en 2009. « Pour moi, c’est un rêve d’enfance qui se réalise », assure-t-elle. Autre fierté : celle d’être femme dans cette Algérie qui s’est engagée dans la consolidation du processus démocratique et la promotion des droits de l’Homme, qui place les droits de la femme au centre des préoccupations et des politiques nationales à travers des réformes législatives et structurelles profondes. En effet, en cinquante ans d’indépendance, les progrès dont a bénéficié la femme algérienne sont considérables, et ont fait d’elle un acteur à part entière dans le processus de développement de la nation et de la société. La femme algérienne, d’aujourd’hui, est ministre, médecin, enseignante, chercheuse, directrice et chef d’entreprise. La femme algérienne est également officier supérieur de l’ANP, de la Gendarmerie nationale, de la Protection civile, des douanes et de la DGSN. En 19 ans au sein des hommes en bleu, le lieutenant de police Hassna Merzougui, affirme avoir « tout » appris. Son « modèle » reste ses ainés (cadres de la sûreté nationale) ayant « défié » le terrorisme notamment durant les années de braise pour que vive toujours ce corps constitué. Pour que vive aussi l’Algérie. « Ambitieuse », Hassna ne compte pas en rester là. « Je voudrais aller le plus loin possible dans ma carrière professionnelle de policière », espère-t-elle. C’est notre souhait aussi.



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