Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 126 - Jan 2020

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Le Président Tebboune nomme les membres du nouveau gouvernement

Un Exécutif de rupture

Par Farouk SALIM



Deux semaines exactement après son entrée en fonction, le Président Abdelmadjid Tebboune a nommé son premier gouvernement, composé de 39 membres dont des ministres délégués et secrétaires d’État. Il est par ailleurs composé de 5 femmes ministres ainsi que d’un jeune ministre de 26 ans, nommé au poste de ministre chargé des Startups. Une première en Algérie. Autre première ! C’est la première fois que la composition du gouvernement est annoncée en direct de la présidence et par Belaïd Mohand Oussaïd, ministre conseiller à la communication, porte-parole officiel de la présidence de la République. Une composition marquée par le départ de plusieurs caciques des partis au pouvoir comme promis par le Président Tebboune qui s’est engagé à rompre avec les pratiques passées. Dans ce premier gouvernement du quinquennat Abdelmadjid Tebboune, nombreux sont les nouveaux visages nommés au sein de l’Exécutif conduit par le Premier ministre Abdelaziz Djerrad. La composante homogène du gouvernement se veut une manière de traduire dans les faits les promesses et autres engagements du programme du président de la République qui avait particulièrement insisté sur la nécessité d’investir dans des compétences à même de relever les défis qui s’imposent au plan économique dans une conjoncture difficile et dans cette dynamique de l’intelligence et de la connaissance à impulser ce formidable potentiel juvénile que compte l’Algérie. En effet, ce gouvernement de technocrate se veut également une rupture avec les anciennes pratiques des quotas. D’ailleurs, place a été donnée à l’intégrité et la compétence à même de rétablir et d’ancrer la confiance entre le peuple et ses dirigeants. « Nous devons travailler avec toutes les compétences nationales et les cadres du pays, les citoyennes et les citoyens, afin de sortir de cette période difficile et de faire face aux défis socio-économiques. Nous sommes devant un grand défi pour regagner la confiance du peuple », a plaidé le Premier ministre Abdelaziz Djerrad à l’issue de sa nomination par le Président Abdelmadjid Tebboune. 

 

Un gouvernement new-look

« Je m’engage devant Dieu et devant le peuple à tout entreprendre, si je suis élu à la magistrature suprême, pour réaliser les attentes et les aspirations légitimes portées par le Hirak du 22 février pour un changement global et véritable à même de permettre à notre pays de se redresser et de prendre un nouveau départ », a assuré Abdelmadjid Tebboune lors de sa campagne électorale. Une première promesse tenue puisqu’il avait promis que son gouvernement illustrerait le profond renouvellement de la vie politique. En effet, on ne peut faire du neuf avec du vieux. Avec des ministres choisis pour leur qualité et leur expérience, notamment en rapport avec leur portefeuille et pas pour des considérations politiciennes, le Président Abdelmadjid Tebboune a voulu en finir avec les ministres qui n’ont d’autre légitimité que d’être des apparatchiks. Cette équipe gouvernementale moins resserrée qu’attendu – 39 ministres dont sept ministres délégués et quatre secrétaires d’État – apparaît assez inédite. Surtout par le nombre et l’importance des postes accordés à des membres de la société civile (universitaires, économistes, ingénieur, médecin...). Ainsi, 28 ministres de plein exercice ont été confiés à plusieurs hauts fonctionnaires dans lequel ils officiaient et correspondant à leur spécialité.

 

Les ministres régaliens

A noter que les titulaires des ministères régaliens sont maintenus à leurs postes. En effet, quatre des cinq principaux ministres figuraient déjà dans le précédent gouvernement, à l’instar de Sabri Boukadoum qui conserve le portefeuille des Affaires étrangères, de Kamel Beldjoud, ministre de l’Habitat dans le gouvernement Bedoui, devenu ministre de l’Intérieur, poste dont il assurait l’intérim depuis le limogeage de son titulaire Salah Eddine Dahmoune, le 19 décembre, de Belkacem Zeghmati, ministre de la Justice, de même que Mohamed Arkab à l’Énergie. Quant à Abderrahmane Raouya, nommé ministre des Finances, il avait déjà occupé le poste entre 2017 et 2019 sous la présidence de Bouteflika, dans le gouvernement du Premier ministre Ahmed Ouyahia. Alors que Tayeb Zitouni conserve lui son portefeuille de ministre des Moudjahidine qu’il occupe sans interruption depuis 2017. Par ailleurs, trois ministres – Farouk Chiali (Travaux publics), Sid-Ahmed Ferroukhi (Pêche), Hassane Mermouri (Tourisme) – ont déjà occupé ces portefeuilles sous l’ancienne présidence. Autre fait à signaler, l’absence de ministre de l’Economie.

 

Point de vice-ministre de la Défense

Le Président Abdelmadjid Tebboune compte bien tenir ses promesses en menant le pays vers une Algérie nouvelle. Dans la composante du gouvernement l’on remarque qu’il n’y a eu aucune nomination au poste de vice-ministre de la Défense nationale. Pour rappel, la Constitution stipule, notamment aux alinéas 1 et 2 de l’article 91, que le président de la République « est le chef suprême des forces armées de la République et il est responsable de la défense nationale ».

 

Amar Belhimer, ministre de la Communication

« Donner un nouveau souffle au secteur »

Amar Belhimer a pris ses nouvelles fonctions de ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement en remplacement de Hassane Rabehi. Dans une déclaration à la presse à l’issue de la cérémonie de passation des pouvoirs au siège du ministère, en présence de cadres de son département et des directeurs des médias publics, le nouveau ministre a promis de «donner un nouveau souffle au secteur en menant des réformes qui auront à impulser une nouvelle dynamique et prendront en charge les préoccupations de la corporation». Il a mis en avant sa disponibilité à travailler avec tout le monde, sans exception, pour trouver des solutions adéquates aux problèmes professionnels, matériels et organisationnels dont souffre la corporation afin de lui permettre la diffusion d’informations objectives. Pour lui, il est plus que jamais important de se mettre au diapason des exigences de l’heure et de répondre aux attentes des citoyens en matière d’information. Le nouveau ministre a insisté sur son engagement à tout mettre en œuvre pour voir émerger « une presse libre et crédible». Docteur en droit, professeur de droit public à l’Université Alger 1, journaliste, chroniqueur et écrivain, Amar Belhimer a débuté sa carrière au début des années 1970 alors qu’il n’avait que 18 ans. De 1975 à 1990, il était journaliste au quotidien d’Etat El Moudjahid.  Dans le sillage des évènements d’Octobre 1988, Amar Belhimer a contribué à la création et à la structuration du Mouvement des journalistes algériens (1988-1990). Il fut, également, l’un des fondations de beaucoup de titres de la presse indépendante. En outre, le nouveau ministre de la Communication a occupé le poste de directeur de la communication publicitaire à l’ANEP (2000-2002) puis directeur général de la filiale Anep-Communication et Signalétique (2002-2003). Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : La Dette extérieure de l’Algérie (éditions Casbah), les Printemps du désert, les Dix Commandements de Wall Street et Les Voies de la paix (éditions Anep). Il a rédigé plusieurs articles juridiques, politiques et économiques.

 

Abderrahmane Raouya, ministre des Finances 

« Il est possible de répondre aux exigences des citoyens.» 

Né le 7 novembre 1960 à Mostaganem, Abderrahmane Raouya, nommé ministre des Finances, en remplacement de Mohamed Loukal, est diplômé en sciences juridiques de l’Université d’Alger et également titulaire d’un diplôme de l’Ecole nationale des impôts de Clermont-Ferrand (France). En fonction depuis 1985 dans le secteur financier, Raouya a entamé sa carrière au ministère des Finances successivement comme administrateur à la Direction des études et de la législation fiscale (1985-1987), chef de bureau des Conventions fiscales internationales (1990-1993), sous-directeur des conventions fiscales internationales (1993-2000) et directeur de la Législation fiscale (2000-2003). Sur le plan international, M. Raouya a été expert du Fonds monétaire international (FMI) en République démocratique du Congo de 2003 à 2005. Il a été par la suite désigné comme chargé d’études et de synthèse au cabinet du ministre des Finances de 2005 à 2006, puis Directeur général des impôts depuis juin 2006 jusqu’à sa nomination à la tête du ministère des Finances. Abderrahmane Raouya est marié et père de deux enfants. Lors d’une allocution prononcée à l’occasion, Raouya s’est dit «fier» de la confiance placée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en sa personne, affirmant que sa mission sera «difficile, mais pas impossible». Dans ce sillage, il a déclaré : «Grâce à la conjugaison des efforts de tout un chacun, il est possible de dépasser la période actuelle, d’assurer les opportunités de progrès au pays et de répondre aux exigences des citoyens.» Abderahmane Raouya s’est engagé, en outre, à « être à l’écoute de tous les avis et à tirer profit des différentes expériences ».    

 

Mohamed Ouadjaout, ministre de l’Education nationale

L’impératif de recouvrer la confiance

Mohamed Ouadjaout a affirmé à l’issue de sa prise de fonctions, en remplacement d’Abdelhakim Belabed, que cette responsabilité «est un fardeau au vu des multiples défis et enjeux auxquels est confronté le pays dans divers domaines». Le nouveau ministre s’est dit déterminé à «ne ménager aucun effort pour trouver des solutions efficientes aux problèmes du secteur, en collaboration avec tous les cadres et les travailleurs de l’Education, les partenaires sociaux et les parents d’élèves». Par ailleurs, M. Ouadjaout a insisté sur l’impératif de «recouvrer la confiance pour atteindre nos objectifs», appelant à la «conjugaison des efforts au service du secteur de l’éducation nationale et pour permettre au pays de surmonter cette étape difficile».

Kamel Nasri, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville

Un nouveau plan pour le secteur

Kamel Nasri, qui a pris ses nouvelles fonctions à la tête du ministère en remplacement de Kamel Beldjoud, nommé ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, a dévoilé un nouveau plan pour son secteur pour les étapes à venir, soulignant que le programme du président Tebboune accorde un intérêt soutenu au secteur de l’habitat. Les cadres du secteur «sont mobilisés en vue d’atteindre l’objectif escompté, à savoir la résolution de la crise du logement et l’éradication définitive de l’habitat précaire, outre la prise en charge des préoccupations des citoyens qui nourrissent de grands espoirs afin de bénéficier d’un logement décent».

 

Chems-Eddine Chitour, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique

Des solutions adéquates aux problèmes soulevés

Chems-Eddine Chitour qui a pris ses nouvelles fonctions à la tête du ministère, en remplacement de Tayeb Bouzid, a affirmé, dans une déclaration à la presse, que «les défis auxquels fait face l’Université algérienne impliquent la conjugaison des efforts et l’élaboration de nouvelles approches à même de relever le niveau scientifique de l’Université, et ce, en vue de s’adapter aux changements survenus dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, à travers l’exploitation des techniques modernes, notamment lors de la dispense des cours, outre l’optimisation de la gestion administrative des différents établissements universitaires». Le nouveau ministre a mis l’accent sur l’impératif de «jeter les passerelles de la coopération et la coordination entre l’Université et la société pour lui permettre de s’acquitter pleinement de ses missions, dont la proposition de solutions adéquates aux problèmes soulevés», appelant, dans ce sens, les cadres du ministère à «la coopération afin de relever ces défis». Il a insisté, en outre, sur l’importance de «réfléchir aux méthodes de prise en charge efficace des étudiants, dont le nombre devra avoisiner, à l’horizon 2030, les 3 millions, et ce, à travers la réunion des conditions propices à l’accompagnement des étudiants dans leurs études et l’exploitation optimale des possibilités offertes».

 

Arezki Berraki, ministre des Ressources en eau

Pour un service de qualité aux citoyens

«Le secteur des ressources en eau, sensible et vital, est important à développer pour relever les défis qui nous attendent, notamment en termes d’environnement», a affirmé le nouveau ministre des Ressources en eau lors de la cérémonie de passation des pouvoirs au siège du ministère, à Kouba (Alger). Arezki Berraki a mis l’accent sur l’impératif de développer le secteur et de faire face aux défis écologiques et environnementaux. «Je suis du secteur dont je connais les enjeux et je suis prêt à les relever», a-t-il lancé. Il a rappelé que le secteur est lié à plusieurs activités d’envergure, notamment la distribution et la disponibilité de l’eau potable, l’agriculture, le tourisme ou l’industrie. Il a également mis l’accent sur les changements climatiques qui, dit-il, «sont une préoccupation majeure». «Nous avons un climat semi-aride, caractérisé par des pluies torrentielles, voire d’inondations et parfois des sécheresses. Des efforts doivent être accomplis pour se préparer à affronter ces défis et proposer un service de qualité aux citoyens», a-t-il poursuivi. Le nouveau ministre compte entreprendre une remise à niveau du secteur et la modernisation des moyens de gestion de l’Agence nationale de l’eau.

 

Acheuk Youcef, ministre de l’Emploi, du Travail et de la Sécurité sociale

Des défis à relever

Acheuk Youcef Chawki qui a pris ses fonctions à la tête du ministère, en remplacement de Tidjani Hassan Haddam, a adressé ses remerciements au président de la République et au Premier ministre pour la confiance placée en lui, se disant «conscient de l’ampleur de la responsabilité et des défis qui l’attendent». Titulaire d’un doctorat en médecine, Youcef Acheuk a occupé plusieurs postes de responsabilité, dont celui de directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale des non-salariés depuis 2014, directeur central de la législation, de la réglementation de la sécurité sociale au ministère de tutelle et directeur de la Caisse nationale de sécurité sociale des travailleurs salariés dans les wilayas de Skikda, Annaba et Mila.

 

Abderrahmane Benbouzid, ministre de la Santé

La situation du secteur est très difficile

Le nouveau ministre de la Santé qui a remplacé Mohamed Miraoui, occupait auparavant le poste de chef du service orthopédie à l’Etablissement hospitalier spécialisé de Ben Aknoun (Alger). Ce professeur à la Faculté de médecine d’Alger a relevé qu’il hérite d’un poste de responsabilité à la tête d’un secteur «très sensible et en contact direct avec le citoyen». Il a estimé que la situation du secteur de la santé est «très difficile», d’où la nécessité de «conjuguer les efforts» pour «réussir le défi de changer l’image de ce secteur». «Je vous demande de m’aider dans cette mission difficile afin de ne pas commettre les mêmes erreurs», a-t-il lancé aux cadres du ministère, faisant observer que «le seul critère de réussite demeure le travail et la persévérance». Le nouveau ministre a insisté sur la nécessité de «donner une image positive de la santé en Algérie».

 

Malika Bendouda, ministre de la Culture

Réconcilier le citoyen avec sa culture et son identité

Remplaçant Hassane Rabehi, la nouvelle ministre a mis en avant sa volonté de «revoir la conception générale de la culture et de réconcilier le citoyen avec sa culture et son identité». La ministre a également annoncé un prochain «débat sur la politique culturelle du pays», considérant la culture comme «un secteur vital, aujourd’hui en crise».

 

Hassane Mermouri, ministre du Tourisme

Restructuration du secteur

De retour au poste de ministre, Hassane Mermouri qui a remplacé Abdelkader Benmessaoud, a insisté sur l’importance du secteur du tourisme pour l’économie nationale dans la création de postes d’emploi et la résorption du chômage, mettant l’accent sur l’impérative «restructuration du secteur pour sa mise en adéquation avec la situation et les données actuelles au niveau interne et externe, et ce, pour l’établissement d’une nouvelle République». Le nouveau ministre a appelé les cadres du secteur à «poursuivre l’action en concrétisation des exigences de la nouvelle République», rappelant que le tourisme est «stratégique en vue de garantir une rentrée en devises, de créer des postes d’emploi et d’encourager l’investissement, notamment dans le domaine de l’hôtellerie et des services».

 

Sid-Ali Khaldi, ministre de la Jeunesse et des Sports

Séparer l’argent sale du sport

Le nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports, Sid-Ali Khaldi, nommé à la place de Raouf-Salim Bernaoui, a tenu à remercier le président de la République Abdelmadjid Tebboune pour sa confiance « en plaçant à la tête d’un secteur stratégique qui constitue l’une des priorités de son programme à travers le lancement d’un processus pour la promotion du département de la Jeunesse et des Sports. Je veillerai à assurer la poursuite des efforts consentis par mon prédécesseur qui a pris les rênes de ce secteur dans une conjoncture très difficile». Le nouveau ministre a exprimé sa détermination à séparer «l’argent sale du sport et à poursuivre le travail engagé jusque-là dans le cadre de la stabilité, de la concertation et de la coordination avec tous les acteurs concernés au sein d’une République démocratique qui respecte les lois et l’éthique».

 

Yassine Djeridene 

«Priorité aux start-up »

Le ministre de la Microentreprise, des Start-up et de l’Economie de la connaissance, Yassine Djeridene, a affirmé que «l’Algérie disposait de compétences constituant une richesse inépuisable pour contribuer à la relance de l’industrie nationale, basée sur le savoir». D’autre part, les ministres délégués chargés des Incubateurs et des Start-up, respectivement Nassim Diafat et Yacine Oualid ont également pris leurs foncions respectives. Oualid a affiché sa volonté de «promouvoir les start-ups qui sont un levier important pour la relance de l’économie nationale».

 

Ferhat Aït Ali Braham

«Une nouvelle ère s’ouvre»

Le nouveau ministre de l’Industrie et des Mines, Ferhat Aït Ali Braham, en remplacement de Djamila Tamazirt, s’est engagé à relancer le secteur à travers l’élaboration d’une «vision industrielle» basée sur la révision du cadre réglementaire du secteur. Optimiste quant à la capacité des cadres du ministère à mettre en place cette «nouvelle vision», il a souligné qu’«une nouvelle ère s’ouvre» et que «de nouvelles institutions, dorénavant pérennes, permettraient d’atteindre l’objectif de la relance du secteur. Le ministre a fait part de sa disposition à collaborer avec l’ensemble des compétences nationales pour relancer l’industrie, secteur moteur pour la création d’emplois et l’augmentation du Produit intérieur brut (PIB).

Pour le nouveau ministre, le défi consiste à mettre en place une politique pour permettre aux richesses et potentialités nationales de s’intégrer définitivement dans la chaîne industrielle avec des filières existantes afin de se passer du recours à l’importation des intrants.

 

F. S.

 



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