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N° 122 - Sep 2019

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Abdelmadjid Tebboune

Un long et riche parcours jalonné de succès

Par Farid HOUALI



Abdelmadjid Tebboune a su, à partir de 2012, en tant que ministre de l’Habitat, rattraper tous les retards et réussi le programme présidentiel en atteignant le chiffre record des 3 millions de logements inscrits, avec en « prime » l’éradication des bidonvilles. Parmi ses faits d’armes, le lancement de la formule location-vente. En effet, déterminées à éradiquer l’habitat précaire, les autorités publiques ont ainsi accéléré le vaste programme de relogement lancé en juillet 2014, à travers tout le territoire national, notamment dans les grandes villes où ce phénomène a pris de l’ampleur au fil des années. Une réussite d’ailleurs saluée par l’Organisation des Nations unies par la voie d’Eric Overvest, coordonnateur résident du système des Nations unies et représentant résident du programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Des efforts salués, également, par Alioune Bediane, directeur du programme «UN-Habitat», en visite en Algérie en mai 2016. Abdelmadjid Tebboune qui a eu à gérer le très délicat ministère de l’Habitat a montré son aptitude à hausser le ton quand il le faut et s’expliquer sur les retards dans les délais de réalisation des projets. Fonceur convaincu, populaire sans pour autant verser dans le populisme, Abdelmadjid Tebboune a su donner un nouveau souffle au secteur du bâtiment en débloquant près de 60 milliards de dinars pour payer les créances des sociétés de réalisation. Lors d’une de ses sorties publiques, il n’a pas hésité à accuser publiquement le 16 mai 2017, le ministère des Finances et certaines de ses institutions financières d’être à l’origine du retard dans le paiement des entreprises en charge de la réalisation des logements AADL et LPP. Le département de Tebboune leur reprochait « l’absence d’une volonté de régler le problème des créances impayées ». On doit reconnaitre qu’il a redonné espoir aux milliers d’Algériens d’acquérir un logement. C’est lui qui a relancé la formule location-vente qui a fait ses preuves au début des années 2000 avant d’être abandonnée par ses successeurs. Depuis, de nombreux programmes ont été relancés aux quatre coins du pays malgré les graves difficultés financières auxquelles faisaient face les entreprises réalisatrices et le Trésor public. Tebboune est connu aussi pour être un homme de défi qui n’hésite pas à fixer des délais même si parfois, il a été contrarié par des facteurs exogènes.C’est à lui aussi qu’a été confié le suivi de la réalisation de la Mosquée El-Djazair. Non seulement, il a réussi à accélérer le rythme des travaux, mais il maintient la pression pour que la salle des prières soit prête à la fin de l’année 2017 et l’ensemble en 2018. Tebboune n’a pas que ces qualités de meneur d’hommes. C’est un patriote exigeant. C’est lui qui, face à la chute du prix du baril, et devant l’existence d’une production nationale de plusieurs produits du bâtiment comme les carreaux de céramique, exigea des promoteurs à cesser les importations de ces produits et à utiliser ceux produits localement. Le «made in bladi» lui revient en premier. Il récidive avec la préférence nationale au ministère du Commerce en s’opposant à l’importation des pâtes et surtout du couscous de l’étranger. Lui-même est un pur produit algérien pourrait-on dire. Tout le monde l’a entendu prononcer cette expression «kelmet erdjel» (parole d’homme). « L’homme est entier. Il est même tranchant. Pas de langue de bois qui tienne. Ses prises de parole ont un accent de sincérité qui ne trompe pas. Un accent grâce auquel il parvient à rassurer le plus sceptique des demandeurs de logement. Et lorsqu’un grain de sable risque de compromettre sa parole donnée, il ne «met pas de gants» pour sortir de ses gonds. Comme cela a été le cas, tout récemment, au sujet du retard de paiement des créances des entrepreneurs chargés des projets de logements », témoignait un confrère dans un éditorial dédié à l’ancien Premier ministre et ministre de l’Habitat. Une pugnacité qui lui vaut un succès populaire, mais provoque indirectement le regroupement hostile de tous les oligarques qui ont actionné leurs relais au sein du pouvoir. Infatigable, au four et au moulin, Abdelmadjid Tebboune a été même chargé par l’ex-Président Bouteflika de l’intérim du ministère du Commerce à la suite du décès de l’ancien ministre Bekhti Belaïb, en plus du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville. « Pour arriver à des objectifs clairs, il faut travailler sur des bases claires », affirmait-il dans un entretien à El Djazaïr.com. « Très communicateur, le désormais Premier ministre a réussi à développer de bonnes relations avec les médias qui apprécient sa grande disponibilité à répondre à toutes les questions avec franchise. C’est un bon «client» chez qui on n’est jamais déçu en termes d’informations tant il est accessible et courtois. Il va sans dire que Abdelmadjid Tebboune cumule une longue expérience dans la haute administration en étant notamment plusieurs fois ministre », témoignait une autre collègue qui le qualifiait d’« homme de la situation » à l’issue de sa nomination au poste de Premier ministre. En témoigne son court passage au ministère du Commerce quand il a dénoncé les lobbies des importateurs et poussé des coups de gueule contre ceux qui importent des produits fabriqués en Algérie. Très respecté, Abdelmadjid Tebboune jouit toujours d’une très bonne image auprès de l’opinion publique algérienne en raison de son opposition ouverte à plusieurs oligarques controversés en été 2017. A l’époque, sa côte est montée en flèche et son éviction du pouvoir a été vécue comme une injustice.F. H.



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