Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 114 - Juin 2018

Go

A la une

19 Mai 1956, Journée nationale de l’étudiant

Une étape rayonnante de notre histoire

Par Farid HOUALI



« Le sursaut des étudiants algériens le 19 mai 1956 avait été un «tournant décisif» dans le processus de la Révolution du 1er novembre 1954 », affirmait le  président de la République, Abdelaziz Bouteflika, dans un message à l’occasion de la Journée de l’étudiant.
Pour le Président Bouteflika, «cette date est pour la nation algérienne l’occasion de témoigner toute sa reconnaissance et sa gratitude à ces étudiants et lycéens qui, mus par un nationalisme plus fort que leur soif de savoir, ont fait prévaloir la dignité et la liberté de l’Algérie, en décidant le 19 mai 1956, de quitter les bancs de l’université et du lycée pour rejoindre, en moudjahidine, les rangs de la Révolution, à travers les quatre coins du pays, pour la libération de la patrie de l’oppression coloniale».
Ces étudiants «ont abandonné les classes et les plumes pour les maquis et les armes en réponse à l’appel du devoir national, résolus et déterminés, à mettre fin à l’ère de l’oppression, de l’injustice, des tortures et de l’exploitation auxquels a été soumis leur peuple», a ajouté le chef de l’Etat, soulignant que «leur sursaut a été un tournant décisif dans le processus de la Révolution grâce à leur apport en connaissances et compétences scientifiques, leur lutte et leur bravoure au champ d’honneur et leurs performances aux plans diplomatique, politique, médiatique et culturel».
«Ce soulèvement révolutionnaire des étudiants algériens (...) est l’illustration éloquente du degré de leur nationalisme, maturité politique et profonde conviction des valeurs d’honneur et de grandeur», a affirmé le Président Bouteflika, rappelant qu’«ils ont rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN) et intégré la lutte armée dans les villes et les campagnes, sacrifiant leurs études, leurs ambitions et aspirations personnelles car profondément convaincus qu’une vie de dignité et de fierté était incompatible avec la soumission et l’asservissement et que le sentiment d’appartenance à la patrie passait par l’accomplissement du devoir pour le recouvrement de sa liberté et de sa souveraineté, quel qu’en soit le sacrifice».
Pour le président de la République, «les étudiants d’aujourd’hui savent, tout autant que ceux d’hier, comment puiser de ces valeurs, auxquelles leurs prédécesseurs ont cru, pour concrétiser les espoirs fondés sur eux et bâtir un présent et un avenir de prospérité et de stabilité».
«Ils savent que la préservation de l’Algérie est un devoir pour tout un chacun et que la seule voie d’y parvenir est l’acquisition du savoir et de l’abnégation et le dévouement dans sa matérialisation sur le terrain pour lui permettre de bénéficier, elle aussi, des sciences et des connaissances modernes et d’occuper la place qui lui sied dans le concert des Nations», a estimé le Président Bouteflika, précisant que «c’est ainsi que seront concrétisés le rêve des chouhada et l’esprit de la Déclaration du 1er Novembre 1954». Mettant en avant les étapes parcourues par l’Algérie dans le domaine du savoir, le chef de l’Etat a soutenu qu’«en cette date historique, l’Algérie se doit de méditer son parcours dans le domaine de la diffusion des sciences et du savoir depuis le recouvrement de la souveraineté nationale». «Avec à peine 500 étudiants en 1962, notre pays compte, aujourd’hui, près de deux millions d’étudiants et d’étudiantes à travers des universités, des centres universitaires et des écoles supérieures dans toutes les wilayas», a rappelé le Président Bouteflika, ajoutant que «l’Algérie recense, à présent, quelque 100.000 enseignants et assistants encadrant nos structures universitaires dans toutes leurs configurations» alors que «le nombre des enseignants universitaires ne dépassait pas les dix au lendemain de l’indépendance».
«Parallèlement, l’Algérie veille à assurer des œuvres universitaires à la majorité de ses étudiants et étudiantes et à mobiliser des milliards de dinars annuellement pour le financement de la recherche scientifique au niveau universitaire», a poursuivi le président de la République.
Le chef de l’Etat a, par ailleurs, tenu à «saluer les générations de diplômés de l’université algérienne, tout au long des décennies, pour leur contribution qualitative à l’édification de l’économie nationale et à l’encadrement de l’Etat algérien contemporain et leur apport dans l’édification d’une Armée nationale populaire, moderne dans ses méthodes et capacités et fidèle à l’esprit et à la lettre de l’Armée de libération nationale (ALN).

Recrutement de 3.000 nouveaux enseignants
La préparation de la rentrée universitaire est l’une des actions les plus importantes du département de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. C’est un évènement qui mobilise toute la communauté universitaire ainsi que l’instance d’évaluation et d’habilitation, en vue de réunir les conditions d’une rentrée sereine et apaisée, notamment en matière de pédagogie, de restauration et d’hébergement.
En ce qui concerne la prochaine rentrée, (2018/2019) il y a lieu de signaler que cette préparation s’effectue, comme à l’accoutumée, depuis le début de l’année en cours. Le secteur a capitalisé une grande expérience en la matière. Et afin de renforcer l’encadrement pédagogique, il est question, selon le Pr Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, du recrutement prochain, de quelques  3.000 nouveaux enseignants. « Ces nouvelles recrues viendront prêter main-forte à l’effectif actuellement en exercice et qui encadre tout de même, plus de 1,6 million d’étudiants », affirmait à ce propos  le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, l’objectif étant d’atteindre les standards internationaux en termes d’encadrement pédagogique. «Actuellement, on compte un enseignant universitaire pour 22 à 24 étudiants, un taux appréciable qui est proche de la norme universelle qui est celle d un enseignant pour 20 étudiants», a précisé le ministre. Rassurant, le premier responsable du secteur a affirmé que le secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique n’a pas été affecté par la politique de rationalisation des dépenses publiques, de par le caractère stratégique de ce département. Toujours en prévision de la prochaine rentrée universitaire, 99.000 sièges pédagogiques et plus de 30.000 lits seront réceptionnés à cette occasion.  Ces  infrastructures s’inscrivent dans le cadre du renforcement des établissements universitaires, mettant en avant les efforts visant à consolider le réseau des écoles supérieures, et ce après l’annulation des écoles préparatoires dans leur forme actuelle inopérante et la promotion de celles répondant aux conditions au rang d’écoles nationales supérieures. Le ministre a fait état, par ailleurs, de la révision graduelle du système d’orientation en vue de son amélioration en termes de satisfaction individuelle et collective quant à ses résultats, et ce en adoptant le principe de l’équité et du mérite.

Un nouveau programme pour les sciences médicales
Toujours dans le souci de la promotion de l’université algérienne, le ministre a fait état, dernièrement  de la réception de tous les rapports d’évaluation interne des universités algériennes, dans le cadre de la préparation du passage à une étape de qualité dans l’enseignement supérieur.  Selon lui,  le référentiel national de qualité a été adressé à toutes les universités au début de l’année. Il convient de noter également dans le même contexte, que le nouveau programme pour les étudiants de la première année en sciences médicales sera appliqué dès septembre prochain.  « La révision des programmes des études médicales dont l’élaboration du programme de la deuxième année a été achevée, vise également à remédier aux insuffisances pédagogiques et réglementaires enregistrées tout en introduisant les changements émanant des facteurs externes qui impactent la formation, son contenu et sa modernisation», expliquait le Pr Tahar Hadjar,  à l’occasion de la clôture des cycles de séminaires de formation pédagogique médicale. A travers ce programme, il est question de «passer d’une formation quantitative à une formation qualitative afin de répondre au mieux aux besoins de la société», a également souligné le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, soulignant que cette révision à laquelle ont contribué des experts étrangers est, en fait, le «fruit de plusieurs opérations datant depuis l’installation de la Commission de la réforme du système éducatif en 2000 par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika». Ainsi, «la branche des sciences médicales verra l’introduction de nouvelles spécialités, telles que celles de médecin généraliste spécialisé et du médecin de famille», annonce le ministre.
 
F. H.



Articles de la même rubrique

Du même auteur

Par Farid HOUALI

Les plus lus

Télécharger version PDF

Version PDF

Special Wilaya D'Alger

Version PDF

Special Habitat version PDF

Version PDF

Special Habitat (english version)

Version PDF