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N° 116 - Oct 2018

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Abdelghani Zaalane, ministre des Travaux publics et des Transports

« Il est temps de rentabiliser l’investissement consenti »

Entretien réalisé par Smail ROUHA



El-Djazair.com : Quelle est exactement la situation de votre secteur, névralgique au développement, aussi bien dans son volet travaux publics que transports?

Abdelghani ZAALANE: En deux mots, beaucoup de choses ont été réalisées grâce aux programmes initiés par le président de la République Abdelaziz Bouteflika, notamment le programme de la relance à la croissance économique, le programme de consolidation. Des quinquennats ayant permis l’investissement dans les grands projets structurants à l’instar de l’autoroute Est-Ouest, de la modernisation et de l’électrification du rail, même si beaucoup de choses restent à faire, notamment en termes de prestation de services et de rentabilisation des investissements consentis aussi bien sur le plan social qu’économique. En fait, il s’agit de rentabiliser l’investissement dans les infrastructures par la mise en place d’un système de qualité pour améliorer les prestations de service. Cette rentabilité permettra à l’Etat de réinjecter ses fonds dans l’appareil économique à même de répondre à d’autres besoins et demandes sociaux. Car l’amélioration du service public demeure au niveau de tous les secteurs un défi à relever. D’ailleurs, c’est un challenge inscrit dans notre feuille de route par le parachèvement des projets, la poursuite du désenclavement des régions, l’assurance de l’entretien de toutes les infrastructures. Aussi, il est temps de rentabiliser l’investissement consenti, en plus de sa préservation. Il est temps pour que le secteur des travaux publics et du transport soit créateur de richesse et d’emploi à travers l’ouverture du transport maritime, à travers l’augmentation de nos parts dans le marché du transport maritime, à travers l’ouverture du fret aérien à même de répondre aux besoins d’autres secteurs, notamment l’agriculture et l’industrie. Il faut assurer le cheminement de nos produits à l’exportation, l’organisation du transport urbain pour décongestionner la circulation à travers la livraison de 40 chantiers au niveau de la capitale. A cela s’ajoute la livraison des extensions du Métro qui permettra de passer à 200.000 passagers/jour grâce à l’intermodalité et à la multimodalité. L’autre point sur lequel nous insistons est le billet unique pour le métro, le tramway, les bus, les trains ainsi que les téléphériques. 

El-Djazair.com : Le projet du port de Hamdania accuse certains retards. Quelles sont les causes ? 

Abdelghani ZAALANE: Souvent les pouvoirs publics sont accusés de faire dans la précipitation, et de ne pas consacrer le temps nécessaire à l’étude et à la maturation de tout projet structurant. On nous montre souvent du doigt, à juste titre. Aussi pour ce grand projet structurant, le gouvernement a décidé de faire une gestion efficace, efficiente et économique. C’est la raison pour laquelle nous avons préféré tempérer, maturer l’avant-projet détaillé réalisé par un bureau d’études coréen en allant dans le détail. L’étude nous prendra quatre mois pour vérifier certains segments et approfondir l’étude dont nous disposons, pour éviter de tomber dans les fausses estimations. Néanmoins, en parallèle, le groupement d’entreprises réalisatrices a été installé à El-Hamdania. Nous sommes en train de libérer les assiettes foncières nécessaires pour le projet. Tandis que le site du projet est en cours de délimitation. En outre, les opérations d’indemnisation des citoyens expropriés se poursuivent. Ce qui nous permet de raccorder cette infrastructure portuaire à l’autoroute Est-Ouest sur une distance de 35 km, ainsi qu’aux lignes ferroviaires sur une distance de 24 km, dont le taux d’avancement des travaux est satisfaisant. Les travaux réels de ce port hub, de transit, devraient être entamés à la fin du premier semestre de l’année en cours. D’ailleurs, nous avons d’ores et déjà pensé à la structure de gestion par joint-venture de cette infrastructure portuaire. Car le gestionnaire aura un rôle très important dans la mesure il lui appartient d’attirer les armateurs pour créer de l’activité et assurer sa rentabilité devant une rude concurrence et les lobbys.

El-Djazair.com : Pour rester dans le maritime, qu’en est-il des ports de plaisance ?

Abdelghani ZAALANE: C’est un créneau qui manque beaucoup en Algérie. Mais maintenant que la cadre juridique, qui nous faisait défaut, existe, nous avons deux ports ou marina, l’un en voie de construction au niveau de la baie d’Alger par un opérateur privé, et le second au niveau des Andalouses à Oran. Néanmoins, le champ est ouvert à tout opérateur voulant investir dans ce créneau très porteur. En outre nous avons agréé onze activités d’embarcation de plaisance au niveau des ports de Annaba, d’Alger et d’Oran. Mais l’attribution des autorisations est tributaire de la disponibilité des places au niveau des ports. 

El-Djazair.com : Et concernant le plan national de logistique ?

Abdelghani ZAALANE : Il faut savoir que la logistique est un maillon important dans le process d’importation et d’exportation du fait qu’elle a des retombées directes sur le coût au niveau du consommateur. Une bonne maitrise de la gestion et de la création des bases logistiques permet d’avoir un gain substantiel sur le coût du produit car les surcoûts liés à la logistique peuvent atteindre les 35% de la valeur globale du projet alors que nous pouvons réduire ce coût de 5% si mous maitrisons cette étape dans le processus d’importation et d’exportation. La notion de base logistique est nouvelle dans notre économie au même titre que celle des ports secs, aires à conteneurs. Aussi la densification de l’activité économique notamment, à travers les programmes de croissance, initiés par le président de la République, qui ont enregistré un fort taux d’importation de produits de manufactures nécessaires à la réalisation des projets structurants, a fait que les aires attenantes aux infrastructures portuaires ne suffisaient pas pour entreposer ces conteneurs, d’où la nécessité de créer des ports secs qui ont connu depuis 2001 une prolifération à travers le territoire national. C’est dans ce sens que notre ministère s’attelle à l’élaboration d’un schéma national de la logistique qui prendra en charge toutes les problématiques liées à ce domaine et qui facilitera l’accès des opérateurs algériens vers les marchés de la région et notamment les marchés africains. D’ailleurs, nous encourageons les opérateurs, à travers notre locomotive Logitrans, à multiplier la création de plate-forme logistique à même d’élaborer le schéma national de logistique.

El-Djazair.com : Le schéma directeur et autoroutier (SDRA) 2005/2025 demeure le référentiel de développement à court, moyen et long terme des infrastructures routière et autoroutière découlant d’une vision globale et d’une planification stratégique à l’horizon 2030. Où en est son exécution ? 

Abdelghani ZAALANE: Nous avons la chance d’avoir élaboré le schéma national routier et autoroutier qui est un schéma inspiré du schéma national d’aménagement du territoire et qui a permis de faire ressortir des points forts et des points faibles du territoire et d’identifier les zones à forts potentiels. Le schéma routier et autoroutier a été arrêté à partir de ce constat à même de répondre à une donne sociale. En effet, les études du Schéma national routier et autoroutier, inscrit dans le schéma national d’aménagement du territoire, ont montré la nécessité de disposer à moyen et long terme d’un réseau autoroutier adapté, dont les principaux axes structurants, en plus de l’axe stratégique africain, la Transsaharienne. Ce qui induirait le désenclavement des régions des hauts plateaux et du sud, tout en répondant à un besoin économique. De ce fait, toute action entreprise par le gouvernement aspire à répondre à un double objectif. Aussi, nous devons rentabiliser toutes les réalisations et toutes les infrastructures réalisées qui assurent, actuellement, un produit économique et un retour sur investissement. Du fait que l’autoroute Est-ouest est inscrite dans le schéma national routier et autoroutier, elle est reliée par 13 pénétrantes autoroutières aux villes portuaires pour faciliter le flux de marchandises. Ce qui permet d’avoir un gain de temps, de sécuriser la circulation des produits, de stimuler et d’assurer l’attractivité des ports. A cela s’ajoute la pénétrante des Hauts-plateaux qui a connu un début d’exécution à partir de Khenchela mais gelée pour des raisons de financement. En plus nous avons les trois routes nationales, à savoir la RN1, la R N 3, et la RN 6, qui constituent l’épine dorsale pour la promotion des échanges avec l’Afrique subsaharienne. Sans pour autant omettre de citer la 4e Rocade autoroutière, reliant la wilaya de Bordj Bou-Arreridj à Khemis-Meliana sur un linéaire de 265 km et dont un premier tronçon d’un linéaire de 68 km reliant Khemis-Meliana à Berrouaghia (w.Medea) est en cours de réalisation.

El-Djazair.com : Il est question du lancement de l’extension du réseau ferroviaire à travers plusieurs wilayas du pays. Ne serait-il pas plus judicieux de rentabiliser d’abord les investissements consentis ? 

Abdelghani ZAALANE : Effectivement puisqu’actuellement nous avons mis l’accent sur l’amélioration de la qualité de service et la desserte des régions. Je considère que nous avons assez réalisé et connecté le pays pour l’instant. Rappelons qu’en 1999 nous étions à peine à 1200 km de rail alors qu’actuellement nous sommes à 4000 km mais avec la livraison des projets en cours, nous atteindrons les 6300 de rails avec une rocade des Hauts-plateaux sur 1160 km. Présentement, nous mettons l’accent sur la connexion des grandes installations de manufactures, notamment les cimenteries, les aciéries, destinées à l’exportation. Il faut que notre action réponde à un besoin socioéconomique. C’est dans ce sens que nous avons lancé le projet de connexion de la zone de Bethioua dans la wilaya d’Oran qui renferme plusieurs entités économiques et industrielles. L’accent est également mis sur la reprise des lignes à l’arrêt pour maintes raisons. A ce titre, nous réceptionnerons incessamment 17 autorails (Diesel-électrique) grandes lignes, de type « Coradia » qui nous permettront de desservir plusieurs régions. Pour ce faire, un crédit de 126 milliards de dinars a été accordé à la SNTF (Société nationale des transports ferroviaires), dans le cadre de son plan de développement et modernisation de sa flotte, pour l’acquisition de locomotives et de wagons, l’achat des pièces de rechange et la réhabilitation de ses ateliers de maintenance. Devant cet état de fait, le besoin, à mon sens, est de rentabiliser les investissements et de valoriser nos réalisations en termes de linéaire tout en améliorant la qualité de services. Tel est le grand challenge de la SNTF et du gouvernement. 

El-Djazair.com : La compagnie Air Algérie ambitionne de faire de son centre de maintenance un hub maintenance pour toute la zone Afrique… 

Abdelghani ZAALANE : La compagnie Air Algérie dispose d’un centre de maintenance réputé. Il est l’un des plus grands centres de maintenance du continent de par sa structure et de son personnel qualifié. Des références qui font que le centre est sollicité par des compagnies internationales pour contracter des contrats de maintenance. Pour preuve, nous venons de livrer des aéronefs ATR d’Air Tunis après un entretien. En outre, plusieurs autres compagnies d’Afrique, à l’instar de Royal Maroc, nous ont sollicités pour un contrat d’entretien, en plus du ministère de la Défense nationale. Néanmoins, et quoi qu’on dise, ce centre n’a pas encore atteint ses objectifs qui lui sont assignés. Nous comptons organiser des campagnes d’information pour les compagnies aériennes, des visites guidées auprès des représentations diplomatiques accréditées en Algérie pour promouvoir le centre à même de contribuer à l’amélioration de la situation d’Air Algérie. Sur un autre registre, il faut savoir que la nouvelle aérogare de l’aéroport international d’Alger Houari-Boumediene répond à toutes les conditions de fonctionnalité. C’est une aérogare conçue pour 10 millions de passagers, réalisée avec l’art et la manière, une architecture moderne. Néanmoins, pour jouer pleinement le rôle de hub régional, il nous appartient de changer les comportements et les procédures d’accueil, d’accorder des facilitations dans la rigueur aux passagers transitaires. Tout un travail qui doit être préparé avant son ouverture, notamment avec les douanes, la Sûreté nationale et les différentes compagnies car le transitaire ne doit pas subir les embarras de transition. Il doit être traité aux mêmes conditions offertes ailleurs, notamment sécurité et souplesse. Seule condition d’assurer la notoriété de l’aéroport.

El-Djazair.com : Vous venez d’annoncer une augmentation des prix du transport, tout en affirmant que le pouvoir d’achat du citoyen et les revendications des transporteurs seront respectés ? Comment concilier les deux parties ? 

Abdelghani Zaalane : En premier lieu il fait savoir que cette mesure, applicable à partir du 10 janvier 2018, tient effectivement compte des intérêts des transporteurs, mais aussi du pouvoir d’achat des usagers du transport public collectif. Pour ce faire, il fallait trouver de nouvelles mesures incitatives d’accompagnement, garantis par l’Etat au profit des transporteurs, qui si on arrivait à les concrétiser, satisferont les transporteurs. Lors d’une réunion avec des représentants de syndicats des opérateurs du transport collectif des voyageurs urbains et suburbain et des représentants des syndicats de taxieurs, il a été convenu d’ajustements symboliques des tarifs relatifs à tous les modes de transport, en tenant compte du pouvoir d’achat des usagers du transport public collectif. C’est ainsi que certaines mesures ont été adoptées en concertation. Parmi ces mesures, je citerai à titre d’exemple le gel de création de nouvelles lignes pour pouvoir assurer la rentabilité de celles existantes. En outre nous nous sommes mis d’accord pour reporter l’obligation d’imposer aux transporteurs le remplacement de leurs véhicules vétustes, le temps de mettre sur le marché des véhicules neufs fabriqués en Algérie. D’autant que le gouvernement ne prévoit pas de licence d’importation de véhicules pour l’année 2018. En somme, les importations des véhicules touristiques, camions et bus ne seront pas autorisées. Sur un autre registre, il est question de la généralisation de Sirghaz, le carburant le moins cher du marché national. Ces mesures nous ont permis d’atteindre un consensus qui satisfasse les deux parties. Cette hausse demeure symbolique dans la mesure où certains créneaux n’ont pas connu d’augmentation depuis longtemps et n’aura aucun impact sur le pouvoir d’achat du citoyen mais tient compte des intérêts des transporteurs. Il faut savoir que cette augmentation n’a pas été décidée du jour au lendemain mais après plusieurs réunions avec les représentants des syndicats des transporteurs, toutes corporations confondues, car cette mesure se devait d’être prise pour être en adéquation avec l’impact de la hausse du prix des carburants sur la tarification des transports collectifs. Aussi avons-nous convenu de rencontres trimestrielles pour examiner les propositions des uns et des autres allant dans le sens de l’amélioration de la qualité de service, des conditions de travail et de la mise en œuvre de la politique visant à rehausser le transport collectif.

El-Djazair.com : En parlant d’amélioration de la qualité de service, qu’en est-il du projet d’installation des chronotachygraphes d’autant que le nombre de morts dû aux accidents de la route ne cesse d’augmenter ? 

Abdelghani ZAALANE : En plus des chronotachygraphes, des mouchards, il est également question du pesage. Autant de mesures visant à s’assurer de la mise en application de la règlementation par le conducteur en premier lieu, de la préservation de l’état des routes face au problème de surpesage du fait que le dimensionnement des chaussées prend comme base de calcul pour les couches composites, une charge à l’essieu de référence dont la valeur en Algérie est de 13 tonnes par essieu. Aussi une surcharge sur l’essieu causerait deux fois plus de dommages. Et donc une réduction de la durée de vie de la route. Or l’entretien du réseau autoroutier et routier est extrêmement onéreux pour l’Etat et la collectivité. Actuellement, l’Algérie dispose de plus de 126 000 km de routes dont 30000 km de routes nationales à travers le territoire national, d’où la nécessité de mettre en place des politiques d’entretien efficientes, d’autant que nous sommes dans l’obligation d’entretenir au moins 10%, soit 3000 km, de routes chaque année. Face aux restrictions budgétaires, ces mesures devraient assurer le bon état des routes tout en règlementant le transport des marchandises et des voyageurs.

El-Djazair.com : Concernant le pesage, certains préconisent que cette opération se fasse en amont. Partagez-vous cette proposition ? 

Abdelghani Zaalane : Personnellement, je dirai qu’il faudrait mettre à profit les stations de pesage installées aux entrées des routes pour préserver le bon état du réseau des routes, ainsi que la création la création d’un système de contrôle par caméra sur tous les tronçons et la mise en place de dispositifs d’avertissement et d’urgence, ce qui permettra à ses usagers de se tenir informés de l’état du trafic. Aussi, le lieu le mieux indiqué demeure les 54 stations de péage déployées à travers le réseau autoroutier. De ce fait, l’opération sera plus sécurisée et intégrée dans un ensemble du fait que l’autoroute est appelée à drainer un flux de transport de marchandises. 

El-Djazair.com : Le péage sur l’autoroute Est-ouest devrait entrer en vigueur vers la fin de 2018. Le système de péage a-t-il été arrêté ? 

Abdelghani ZAALANE: D’abord, il faut savoir que 50% du coût de réalisation de l’autoroute est un crédit du FMI (Fonds monétaire international) que l’Agence des autoroutes est tenue de rembourser sur 30 ans. Ceci est le premier aspect. Le second a trait à l’entretien de l’autoroute. Les 54 stations sont confiées à trois groupements d’entreprises chargés de la réalisation de stations de péage à l’Est, au Centre et à l’Ouest du pays. Actuellement, le taux d’avancement des travaux avoisine les 60%. Si le rythme des travaux est maintenu, nous comptons livrer les stations de péage à la fin de l’année 2018. Concernant la tarification, elle est arrêtée mais je ne peux l’annoncer avant qu’elle ne soit entérinée par le gouvernement car il n’appartient pas au ministère d’annoncer une décision gouvernementale. L’étude relative aux variantes des tarifs appliqués au niveau des centres de péage de l’autoroute Est-ouest est achevée. Néanmoins, le péage ne sera effectif qu’une fois la totalité de ces stations livrées et tous les axes liés aux prestations de service mis en place. En outre, nous avons préparé plusieurs scénarios de gestion de l’autoroute, soit par concession ou bien joint-venture. Seule une expertise d’accompagnement dans la gestion décidera de la meilleure méthode.

El-Djazair.com : Lors de votre passage devant l’APN, vous avez affirmé que vous avez chargé vos services d’élaborer un cahier des charges pour accompagner l’ouverture du transport maritime et aérien au privé.

Abdelghani ZAALANE: En réalité, le texte légal et réglementaire concernant le fret maritime et aérien existe déjà sauf qu’il est gelé. Aussi, nous avons introduit une demande de lever du gel. Ce qui ne saurait tarder. D’ailleurs, le Premier ministre Ahmed Ouyahia a annoncé, en marge de l’université d’été du FCE (Forum des chefs d’entreprises), que le gouvernement envisage, dans quelques mois, d’ouvrir l’activité de fret aérien et maritime aux opérateurs privés de droit algérien. Certes, le dispositif actuel permet de lever le gel, mais des modificatifs restent primordiaux à même de répondre au souhait de certains opérateurs. Néanmoins, nous pouvons d’ores et déjà appliquer l’actuel dispositif en attendant d’introduire au fur et à mesure certaines améliorations.
 
El-Djazair.com : Sur un autre plan, et concernant Alger, la capitale, nous avons remarqué un déficit en moyens de transports du côté Ouest. Y a-t-il des projets dans ce sens pour combler ce déficit ? 

Abdelghani ZAALANE: Vous savez, l’Etat a consenti un effort gigantesque dans la mesure où la partie Est dessert l’aéroport, tandis que la nouvelle aérogare sera desservie, et par le rail, et le métro. Certes, excepté la ligne ferroviaire Zeralda-Birtouta, mise en service en décembre 2016 par le Président Abdelaziz Bouteflika, la partie Ouest de la Capitale accuse un manque en matière de desserte. Un manque accentué par les opérations de relogement, notamment dans la zone de Sidi Abdallah, les extensions des zones d’habitations d’Oued Fayet, Cheraga, Kheraissia, etc. A ce titre, en plus du rail, il y a une étude d’avant-projet sommaire consistant à lier cette zone par un moyen moderne. Du fait que nous sommes encore en phase d’avant-projet sommaire, nous préférons ne pas nous avancer sur le sujet. Nous étudions toujours la faisabilité de ce moyen de transport. Bien évidemment, si les études s’avèrent concluantes, la contrainte financière demeurera comme une épée de Damoclès. Il en est de même pour plusieurs autres projets qui restent tributaires de l’amélioration de la situation financière dans les années à venir. Cependant, nous étudions tous les modes de financement aussi bien le PPP (partenariat public-prié), que le concessionnel.

S. R.



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