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N° 110 - Dec 2017

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Centre national de vidéosurveillance

L’œil numérique de la Sûreté nationale

Par Smail ROUHA



« L’utilisation par la direction générale de la Sûreté nationale des technologies modernes et des TIC s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre des instructions du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour assurer la sécurité et la quiétude des citoyens algériens en toutes circonstances», a affirmé Noureddine Bedoui, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire lors d’une visite d’inspection au Centre national de vidéosurveillance en compagnie du général-major Abdelghani Hamel, directeur général de la Sûreté  nationale, et des cadres du secteur, tout en se félicitant du haut niveau de professionnalisme des services de la police et de leur maîtrise des technologies modernes dans le but de garantir la sécurité et la quiétude des citoyens algériens en toutes circonstances. En effet, en sus du renforcement des capacités logistiques, du vecteur aérien et du maillage des grandes villes par les systèmes de vidéosurveillance, la Sûreté nationale investit dans l’acquisition des équipements et des solutions les plus modernes en matière de détection, de recherches et d’investigation, soulignait le général-major Abdelghani Hamel dans une déclaration à El-Djazaïr.com, ajoutant que « la modernisation restera dans notre vision synonyme d’investissement intellectuel, de moyens modernes et de méthodes de travail adaptées. » Des instructions et orientations appliquées à la lettre puisque les réformes engagées au sein de la Sûreté nationale ont particulièrement concerné le recours aux technologies modernes à l’instar des moyens et systèmes informatiques et de transmissions, du vecteur aérien et de la vidéo-protection. Sur ce dernier point, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, lors de sa visite d’inspection au Centre du système national de vidéosurveillance, a reçu des explications sur les nouvelles applications technologiques développées par des ingénieurs et des experts de la DGSN à même de faciliter l’intervention rapide en cas de catastrophes naturelles (inondations, séismes…) ou de risques industriels.
Dans les faits, le Centre du système national de vidéosurveillance, appelé communément vidéoprotection, basé à Alger et créé par le décret présidentiel 228-15 du 15 août 2015 fixant les règles générales relatives à l’organisation et au fonctionnement du système national de vidéosurveillance, dans le cadre du Schéma directeur national de vidéosurveillance, est défini comme outil technique de connaissance et d’anticipation ayant pour objectif de contribuer à la lutte contre le terrorisme, la prévention des actes criminels, la protection des personnes et des biens publics et la préservation de l’ordre public.
En somme, un nouveau système numérique pour mieux contrôler et gérer les aléas de la nature et les catastrophes majeures. Placé sous l’autorité du Premier ministre, qui en délègue l’emploi permanent à la Direction générale de la Sûreté nationale, le système national de
vidéosurveillance, comprenant le centre national de vidéosurveillance, basé à Alger, et des centres de wilaya de vidéosurveillance dont l’emploi permanent est confié à la Direction générale de la Sûreté nationale, a également pour objectifs la régulation de la circulation routière, la sécurisation des édifices et sites sensibles ainsi que la gestion des situations de crise et ou de catastrophes naturelles ou industrielles avec l’instauration d’un plan Orsec sous la présidence du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire dans le cas où la catastrophe touche plusieurs wilayas, conformément à la loi n°04-du 20 décembre 2004 relative à la prévention des risques majeurs et à la gestion des catastrophes dans le cadre du développement durable, qui souligne qu’en cas de catastrophe
majeurs, la gestion de l’événement sera géré à travers ce centre national si la catastrophe touche plusieurs wilayas où le plan Orsec sera instauré. En fait, la loi suscitée a recensé et identifié dix risques qui sont, entre autres, les séismes et les risques géologiques, les inondations et ruptures de barrages, et les risques industriels et énergétiques. Pour faire face à ces catastrophes, il est impératif de planifier les secours et interventions, de lancer les plans Orsec, et de prendre les mesures structurelles pour la prise en charge des catastrophes.

De la nécessité du système nationale de vidéosurveillance
« Le temps, l’espace et les catégories». Un triptyque qui concerne les conditions a priori de la connaissance et le mode d’appréhension des événements, selon le philosophe allemand Emmanuel Kant, pour qui « sans eux, aucune connaissance ne serait possible». Et « quand il est urgent, c’est déjà trop tard ». Cette phrase de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord illustre l’esprit d’anticipation caractérisant les pouvoirs publics algériens. En effet lors de catastrophes naturelles ou industrielles, ou dans les situations de crise dues à des conflits violents, l’impératif absolu est de sauver des vies, de réduire les souffrances, les dégâts et les pertes, de protéger, de réconforter et de soutenir les personnes touchées, d’assurer le maintien de l’ordre et de garantir la sécurité des personnes et des biens. Conjuguées à des mesures préventives de réduction des risques, de préparation et de renforcement de la résilience, ces actions constituent les principales composantes de tout plan d’intervention, notamment le plan Orsec qui comprend 14 modules d’intervention et concernent les secteurs stratégiques:
les secours et sauvetage
la sécurité et l’ordre public
les soins médicaux, évacuation et hygiène
les expertises et conseils
les matériels et équipements divers
 les liaisons et télécommunications
l’information
le recasement provisoire
l’approvisionnement en alimentation et secours en nature
le transport
l’hydraulique
l’énergie
les travaux publics
l’évaluation et bilan
Or, ces dernières décennies, le nombre de catastrophes signalées chaque année a considérablement progressé. Dans le même temps, le nombre de personnes touchées par les catastrophes et leurs répercussions économiques a augmenté proportionnellement. En outre, les actes criminels et les catastrophes naturelles terribles ont transformé notre environnement stable et civilisé en un « royaume d’incertitude ». Le risque de catastrophe étant intensifié, il est crucial d’anticiper tous scénarios possibles et de mettre en place un réseau de réponses coordonnées.
De ce fait, les crises et les situations d’urgence requièrent une réaction rapide mais non précipitée incluant le recrutement et la coordination d’un personnel professionnel, un équipement spécifique et des ressources matérielles. Pour ce faire, les pouvoirs publics ont décidé, dans le cadre du Schéma directeur national de vidéosurveillance, de la mise en place d’un système national de vidéosurveillance. Dans les faits, le Centre national de vidéosurveillance, qui centralise l’action de vidéosurveillance réalisée à l’échelle du territoire national, sert de centre des opérations pour faciliter la gestion par le gouvernement des crises ou des effets des catastrophes naturelles ou autres affectant plusieurs wilayas. Ainsi, le centre du national de vidéosurveillance peut être qualifié de poste de commandement d’un état-major du fait qu’il lui permet de superviser tout événement dans une wilaya à partir d’Alger sur un mur d’images. D’autant que le centre de wilaya de vidéosurveillance, placé sous l’autorité du wali et géré, par délégation permanente, par la Sûreté de wilaya, centralise l’action de vidéosurveillance réalisée à l’échelle du territoire de la wilaya. Il sert de centre des opérations pour faciliter la gestion par le wali des crises ou des effets des catastrophes naturelles ou autres.

La contribution de la Sûreté nationale
Dans ce contexte, la Sûreté nationale a pour missions principales d’assurer la sécurité et l’ordre public, et la gestion des décès massifs. En effet, à travers le module « sécurité et ordre public », la Sûreté nationale est chargée, dans le respect des lois et règlements, de déployer un dispositif opérationnel renforcé, pour assurer la sécurité des biens et des personnes, le maintien de l’ordre public, la répression des infractions commises dans la zone sinistrée et la récupération et la protection des archives particulièrement celles de l’administration publique touchée par le sinistre. Comme elle est chargée de la gestion des décès massifs.
Néanmoins, du fait, que le décret n°85-231 du 25 août 1985 met l’accent sur l’obligation d’identification de l’ensemble des moyens humains et matériels à mettre en oeuvre en cas de catastrophe, des conditions de leur mise en oeuvre et de la direction des Opérations de d’intervention et de secours, « la Sûreté nationale, en tant qu’entité relevant du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, en plus de ses misions régaliennes, a tenu à apporter sa contribution et son expérience par la mise en place de nouvelles applications et solutions, développées par ses propres ingénieurs, à même de contribuer efficacement à la gestion et la prise de décision » révèle le contrôleur de police  Zine-Eddine Maâkouf, directeur des Moyens techniques à la direction générale de la Sûreté nationale.

Le logigramme sécuritaire
C’est ainsi que dans une première étape, il a été procédé au recensement de trois importants risques majeurs à savoir ;
les séismes et les risques géologiques
les inondations, ruptures de barrages
les risques industriels et énergétiques.
Dans une seconde étape, la Sûreté nationale a collecté des données à travers des canevas bien déterminés toute en ciblant les Etablissements hospitaliers pour une bonne prise en charge des blessés, les capacités d’accueil des morgues pour une meilleure gestion des décès massifs, les capacités d’accueil des établissements scolaires publics et prives, les capacités d’accueil des résidences universitaires relevant du ministère de l’Enseignement supérieur, les capacités d’accueil des établissements hôteliers, les capacités d’accueil des établissements de la jeunesse et des sports afin de reloger les sinistrés, les station Naftal pour s’approvisionner en énergie, les ouvrages d’art et tunnels pour une meilleure évacuation, ainsi que le recensement des moyens matériels et équipements par commune, et ceux des entreprises relevant du secteur industriel (réquisition des matériels et équipements des entreprises industrielles) pour une intervention efficiente. Ensuite, toutes ces données ont été numérisées avec leurs coordonnées GPS. Ainsi partant du principe que toute réponse d’urgence s’appuie sur une organisation qui assure la réception de l’alerte à même de prendre immédiatement les   mesures nécessaires, en particulier l’appel aux services d’urgence, suivant une procédure définie, d’autant que toute procédure d’urgence comprend principalement deux types de personnes susceptibles d’être appelées : pour intervention et information, la direction générale de la Sûreté nationale, après un travail de fourmis, a établi un plan d’intervention sous forme l d’un logigramme, représentant l’enchaînement des différentes actions à mettre en oeuvre dans une situation de crises. Ces actions sont représentées par des pictogrammes, facilement identifiables et permettant une meilleure mémorisation de l’ensemble. Ce plan est construit, d’une part, en suivant la chronologie de l’action et, d’autre part, en allant du plus urgent au moins urgent et du plus grave au moins grave.

Compréhension, analyse, prise de décision
Dans une troisième étape, la Sûreté nationale a numérisé et analysé tous les risques sismiques et d’inondations en concertation avec le Craag (Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique), l’ANBT (Agence nationale des barrages et des transferts). C’est ainsi que les wilayas ont été classées selon le degré de risque sismique ainsi que les wilayas concernées par le risque d’inondations. Sans entrer dans les détails au risque pour nous de créer le chaos et la panique, il y a lieu de souligner que le zonage de sismicité découpe le territoire en cinq zones du faible niveau au plus élevé. « Toutes ces données ont été analysées et classifiées en fonction de la nature du risque par wilaya et automatisées à travers la mise en place des applications informatiques permettant la représentation des données spéciales (sur un fond cartographique) permettant une réponse rapide et fiable de toute requête, grâce aux données saisies et transmises par les centres de wilaya de vidéosurveillance, et actualisées au fur et à mesure », souligne le contrôleur de police  Zine-Eddine Maâkouf. D’ailleurs, il est question de faire des passerelles avec toutes les institutions concernées par le plan Orsec pour une meilleure actualisation des données. Des données accessibles pour les opérateurs du centre du système national de vidéosurveillance par un simple clic. Ainsi, la gestion des réseaux, quels qu’ils soient, exige d’intégrer la dimension spatiale à l’analyse, la compréhension et la décision.

Le centre de décision
Lors des situations de crise et de catastrophes naturelles ou industrielles « le centre du système national de vidéosurveillance est destiné à assister et à appuyer les dispositifs humains de sécurité et/ou de secours déployés sur le terrain, et à optimiser leur action en leur fournissant, en temps réel, des renseignements et des informations à même d’empêcher ou de lutter efficacement contre la commission de crimes ou délits et/ou de faciliter l’identification et l’arrestation de leurs auteurs, d’améliorer les mesures de préservation de l’ordre et de la sécurité publique, de conférer plus d’efficacité à l’action engagée sur le terrain par la coordination et la cohésion des interventions, et de minimiser les pertes et dégâts et de maximiser les actions de sauvetage », relève le contrôleur de police  Zine-Eddine Maâkouf, tout en précisant que « la Sûreté nationale est beaucoup plus concernée par le module Sécurité et ordre public ». Domicilié à la cité des sciences à Alger, le Centre national de vidéosurveillance doté de solutions supplémentaires développées par des experts et ingénieurs de la Direction générale de la Sûreté nationale dans le cadre du Schéma directeur national de vidéosurveillance, est appelé à être  le centre de décisions des pouvoirs publics lors de la gestion des situations de crises et de catastrophes naturelles et industrielles. En fait, il s’agit de la mise en place de plusieurs plans numériques prévisionnels, qui s’articulent autour de l’identification des zones à risques à l’échelle nationale, afin de booster la stratégie de lutte contre les catastrophes naturelles et industrielles qui peuvent frapper le pays. Accompagnée d’un système de surveillance technologique et de nouvelles bases de données numérique, ce système contribuera efficacement à la gestion durable des risques de catastrophes naturelles en Algérie. D’autant que les nouvelles applications technologiques contiennent toutes les informations sur les populations riveraines des oueds et des barrages et celles vivant dans des zones sismiques, ainsi que sur les infrastructures publiques et privées qui existent dans ces régions, grâce au SIG (système d’information géographique). D’ailleurs, les ingénieurs de la DGSN ont mis en place un lien direct avec les services du Craag permettant la visualisation en temps réel de l’activité sismique en Algérie (magnitudes, lieu, épicentre du séisme…). En effet, cette plateforme numérique comprend toute la cartographie des zones à risques et l’intensification de la surveillance des risques d’origine sismique, hydrométéorologique, hydro-morphique, environnementale, géologique, sur toute l’étendue du territoire national. La réunion de toutes ces données permet de créer une synergie entre les différents acteurs du domaine de la gestion des catastrophes, à l’effet d’intervenir sur la zone où le phénomène naturel s’est produit. Concrètement, cette démarche servira la coordination entre les différents services de secours réquisitionnés habituellement lors des aléas climatiques,. Par ailleurs, la plateforme numérique permettra, à long terme, l’optimisation de la prise de décision rapide.

Plongée dans le centre nationale de vidéosurveillance
Destiné à assister et à appuyer les dispositifs humains de sécurité et/ou de secours déployés sur le terrain, et à optimiser leur action en leur fournissant, en temps réel, des renseignements et des informations à même d’empêcher ou de lutter efficacement contre la commission de crimes ou délits et/ou de faciliter l’identification et l’arrestation de leurs auteurs, d’améliorer les mesures de préservation de l’ordre et de la sécurité publique, de conférer plus d’efficacité à l’action engagée sur le terrain par la coordination et la cohésion des interventions, et de minimiser les pertes et dégâts et de maximiser les actions de sauvetage, le Centre du système
national de vidéosurveillance, basé à la Cité des sciences d’Alger, comprend cinq salles de contrôle et est équipé d’une salle d’exploitation de vidéosurveillance en temps réel, d’une salle de visionnage, à même de visionner en temps réel via les caméras de contrôle installées à travers les wilayas tout événement. « Ce qui permet une intervention immédiate lors de la gestion des situations de crises et de catastrophes naturelles et industrielles en cas de catastrophe », souligne le commissaire principal de police Omar Daâs, chef service central de vidéosurveillance de la DGSN. En fait, il s’agit de la mise en place de plusieurs plans numériques prévisionnels, qui s’articulent autour de l’identification des zones à risques à l’échelle nationale, afin de booster la stratégie de lutte contre les catastrophes naturelles et industrielles qui peuvent frapper le pays. Du fait que les nouvelles applications technologiques développées par les ingénieurs et experts de la direction générale de la Sûreté nationale, contiennent toutes les informations sur les populations riveraines des oueds et des barrages et celles vivant dans des zones sismiques, ainsi que sur les infrastructures publiques et privées qui existent dans ces régions, grâce au système et SIG. En effet, cette plateforme numérique comprend toute la cartographie des zones à risques et l’intensification de la surveillance des risques d’origine sismique, hydrométéorologique, hydromorphique, environnementale, géologique, sur toute l’étendue du territoire national.
Grâce aux caméras, le Centre du système national de vidéosurveillance apporte une plus-value aux données policières, par un suivi spécifique des phénomènes et des groupes d’auteurs et permet la diffusion de l’information policière. En outre, le Centre assure une fonction de signal, principalement vis-à-vis de l’ensemble des unités de police, et des intervenants, par anticipation. D’une manière générale, les technologies modifient le champ traditionnel de la sécurité, tandis qu’elles font naître de nouveaux risques, elles en atténuent certains. Aussi, le recours aux sciences dures et à leurs applications transforment la pratique professionnelle des acteurs de la sécurité. Mais une stratégie des moyens rend plus que jamais nécessaire la recherche de leur finalité.

Les sallesde contrôles
Ne rien louper sur la voie publique. Au niveau de la grande salle du centre du système national de vidéosurveillance comprenant un mur de 72 écrans, d’un coup d’oeil, un agent peut accéder aux images des toutes les caméras de vidéosurveillance réparties à travers le territoire national. Cette installation, aménagée dans une salle sécurisée du Centre, renforce un dispositif récemment étoffé. L’ensemble des images haute définition captées par ces appareils, en toute discrétion, est transmis en temps réel sur les grands écrans de la salle ou une table est aménagée pour l’état-major. « Il est possible d’exploiter immédiatement les images mais aussi a posteriori », révèle le commissaire principal de police Omar Daâs, chef de service central de vidéosurveillance de la DGSN, qui souligne qu’« en cas de nécessité l’agent présent au centre peut prendre la main sur toutes les caméras installées au niveau national» Dans ce cadre, le même responsable a souligné que les centres de wilayas pilotes (Alger, Oran, Constantine, Annaba, Blidaet Ghardaïa) retenues pour cetteopération, sont opérationnelles alors que celui de Sétif devrait l’être incessamment. Tandis que les études assorties des estimations financières pour les autres wilayas sont en cours de finalisation.
Ces études prennent en considération les spécificités du terrain, notamment pour ce qui est de la sécurité et de la protection des personnes et des biens, ainsi que les spécificités de chaque région et des zones sensibles. Disposant d’une salle de réception d’appels d’urgence, d’une salle de commandement et de décision, d’un système de géolocalisation des équipages la Sûreté nationale pour une coordination renforcée et une intervention immédiate de l’équipage le plus proche de l’incident, le Centre est relié par fibre optique à tous les centres de wilaya de vidéosurveillance et aux réseaux de caméras vidéo, installées sur des lieux publics ou ouverts au public préalablement choisis. En fait, toutes les images convergent vers un même lieu, un poste de vidéosurveillance, centre de contrôle ultramoderne. Une salle évidemment très sécurisée, mais qu’El-Djazaïr.com a eu l’autorisation de visiter pour rendre compte de son fonctionnement. Face à un mur d’images composé de 72 écrans haute-définition, le poste du superviseur est particulièrement impressionnant. Installé au poste de commande, on peut visionner en simultané autant de secteurs du pays que la nécessité exige. Et surveiller jusque dans les moindres détails. Car avec leur zoom efficace sur 300 m, certaines caméras permettent, grâce au maniement du levier de commande façon joystick de jeux vidéos, de lire toutes les plaques minéralogiques. La démonstration qui nous a été offerte est carrément époustouflante. Le chef détermine un secteur que l’opérateur cible, avant d’avancer au plus près du point à surveiller. On peut ainsi suivre précisément une personne ou une voiture suspecte.

Mise en place de nouveaux moyens de communications
Lorsque des catastrophes surviennent, qu’il s’agisse de tremblements de terre, inondations, les premiers jours sont souvent les plus décisifs pour les activités qui sauvent des vies. Ces désastres se produisent aux endroits les plus défavorables et arrivent habituellement dans des moments inattendus. Alors, quoi faire si les systèmes de communication conventionnels ne desservent pas adéquatement les régions affectées?
Il est impératif que toutes les radios portables des policiers présents sur les lieux du sinistre  soient opérationnelles, que le système de communication soit rapidement déployé avec une complexité minimale, permettant une communication fiable et mobile par le bais d’un système de communication transportable dans le but de soutenir les équipes de sauvetage. Dans ce cadre la DGSN a mis en place, dans le cadre de l’exécution de ses missions dans le cadre du plan Orsec (module sécurité et ordre public), des moyens de communications modernes à l’instar de la station HF pouvant toucher les postes frontaliers aussi bien en fixe et mobiles qu’en voix et data, et les  radios numériques cryptées reliées aux 48 sûretés de wilaya. En outre, la DGSN dispose d’hélicoptères pouvant jouer le rôle d’un relais radioélectrique, afin d’assurer la continuité des communications radio des forces sur le terrain. Certes, ces solutions sont dévolues à la DGSN, néanmoins, précise le contrôleur de police  Zine-Eddine Maâkouf, « elles peuvent être mises à contribution  pour transmettre les messages des autres intervenants sur les lieux du sinistre et dont les moyens de communication sont hors-service en raison de coupures de réseau ». Comme dit l’adage, mieux vaut prévenir que guérir, mais encore faut-il prévenir les bonnes personnes et dans les délais les plus courts. Dans ce contexte, la Sureté nationale peut compter sur une autre application informatique, développée par ses ingénieurs, permettant l’envoi des SMS aux personnels de la DGSN, toujours dans le cadre du module « sécurité et ordre public ». Cette application permet d’envoyer des messages groupés aux hauts cadres (DSP, laboratoire, Unités mobiles, etc..) concernés par la gestion de crise. L’autre solution développée est la solution DGSN – INFO_PRESSE permettant la communication avec la presse (écrite– audiovisuelle – électronique). L’autre solution est la visioconférence capable de relier le Centre nationale de vidéosurveillance, les six Inspections régionales de police (IRP) et les 48 sûretés de wilaya et pouvant servir de moyens d’interraction avec les walis dans le cadre de la coordination avec les wilayas touchées..

Sécurisation des scènes de catastrophes
Lors des catastrophes naturelles il n’est pas exclu de voir des actes de piratages, de vols, des incidents, des agressions, des dépassements, et une situation de chaos. Aussi pour prévenir tout acte criminel ( vols à l’étalage, vols de véhicules,…), protéger les personnes et les biens publics, et préserver l’ordre public, la Sûreté nationale peut compter  sur 200 systèmes LAPI (lecteur automatique de plaques d’immatriculation), répartis à travers le territoire nationale, d’une capacité de lecture, chacun, de 30000 plaques par jour et dotés de quatre caméras, pour appréhender en flagrant délis les auteurs d’infractions commises sur les lieux du sinistre.  A titre d’illustration, ces LAPI ont permis lors des 4 derniers mois la récupération de 315 véhicules, après lecture de 6 millions de plaques. Et dans le cadre d’interpéllation de personnes impliquées dans une infraction sur les lieux du sinistre en flagrant délis, la direction générale de la Sûreté nationale, dans le cadre du respect des droits de l’homme, a doté les cellules de garde-à-vue de caméras thermiques. Cette mesure revêt un double intérêt : la préservation de la dignité des droits du présumé pendant ces 48 heures de garde à vue ainsi que la veille sur son placement, son état de santé, son hygiène sans oublier les conditions matérielles. Explicitement, le nouveau système mis en place consiste en la maîtrise de la cellule à travers un afficheur extérieur indiquant la température de la pièce, un système de compte à rebours intégré sur la durée de mise en garde à vue indiquant de surcroît le nombre d’individus détenus dans la pièce. En outre, chaque personne placée lors des séances de garde à vue aura un dossier enregistré dans une banque de données. Un document portant un code à barres pourra ainsi être consulté dans toutes les institutions de police nationale mais aussi durant la présentation devant les instances juridiques. Toutes ces applications viennent s’ajouter aux solutions préalablement développées sous le Réseau national de transmission de données (RNTD), qui donne accès au datacenter de la DGSN, à travers un portail intranet. Grâce à ce portail, les services de police connectés au RNTD accèdent à la messagerie électronique et aux différentes bases de données opérationnelles, notamment le FVR (Fichier des véhicules recherchés), le Sirpal (Système d’identification et de recherche de la police algérienne), système qui contient, entre autres, les bases de données des personnes recherchées, des casiers judiciaires et des mouvements aux frontières.

S. R.



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