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N° 113 - Mai 2018

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Dveloppement Local

Biskra prend bien soin de ses patients

Avec moins de 2% de malades évacués hors wilaya

Par Hamid BELLAGHA



Le moins que l’on puisse dire est que Mohamed  Laib, directeur de la santé, connait sur le bout des doigts son secteur. Originaire de Laâqiba à Alger, comme relevé suite à notre discussion, il s’est adapté très vite à un environnement hostile en apparence, mais très vite « apprivoisé » par le DSP.
« Le secteur de la santé a connu un grand bond en avant ces dernières années. La wilaya est passée d’une zone du sud enclavée et dépendant des wilayas du nord, à une wilaya pratiquement autonome sur bien des domaines, notamment la santé. Aujourd’hui, avec cinq EPH, dont les principaux, 03 à  Biskra, et deux à Ouled Djellal et Tolga, avec une capacité de plus de 900 lits, nous pouvons affirmer que l’on est bien loti, puisque depuis 1999 on a doublé le nombre des EPH qui n’était que quatre » selon les propos du directeur de la santé qui estime que son secteur se porte bien.
Pour ce qui est des spécialités, la wilaya de Biskra dispose d’un EHS de 230 lits consacré à la gynéco-obstétrique, avec huit spécialistes dans le domaine, dont deux Cubains, « une capacité et des médecins suffisants, et largement », nous révèlera notre interlocuteur.
La psychiatrie, une nouvelle spécialité à Biskra, permet aujourd’hui aux patients de la wilaya de se traiter sur place au lieu de se déplacer vers le Nord, comme par le passé, essentiellement vers le CHU de Batna.
L’ophtalmologie est aussi une des spécialités de la santé à Biskra, puisqu’il existe un EHS d’une capacité de 40 lits qui prend en charge non seulement les autochtones, mais aussi des malades du grand Sud atteint de glaucome ou présentant des symptômes liés à la cataracte, « essentiellement de la wilaya d’El Oued », précisera un médecin de la wilaya. Néanmoins, la climatologie de la région favorise et accentue certaines pathologies ophtalmologiques liées à l’agression du climat comme le rayonnement solaire, le vent de sable et les poussières qu’ils véhiculent, ainsi que d’autres maladies associées à la spécialité.
Biskra peut aussi s’enorgueillir d’abriter neuf EPSP sur tout son territoire, disposés judicieusement sur tout le territoire de la wilaya afin de toucher toute la population. C’est ainsi que les EPSP sont localisés dans les daïras ou communes qui suivent : Biskra, Sidi Okba, Zéribet El Oued, El Kantara, Djemourah,Tolga, Doucen, Ouled Djellal, et Ras El Miad.

Moins de 2% des malades sont orientés vers d’autres wilayas
En plus de ces structures de santé, on a noté la présence de 42 polycliniques dont 24 assurant la garde h/24, ce qui allègera un tant soit peu la pression que connaissent les hôpitaux, non seulement à Biskra, mais sur tout le territoire algérien. Afin de baliser tous ces acquis sanitaires, et avec le précieux concours du wali de la wilaya de Biskra, 128 salles de soins ont été ouvertes, premières étapes de proximité avant un transfert vers les hôpitaux, si la nécessité s’en fait ressentir.
La prise en charge du malade à Biskra est-elle exhaustive ou nécessite-t-elle la collaboration d’autres wilayas ? Une question qui aurait fait soupirer un DSP de Biskra il y a quelques années, mais pas M. Laib en 2018. « Au jour d’aujourd’hui, je peux vous dire que Biskra abrite entre les murs de ses infrastructures sanitaires 44 spécialités médicales et chirurgicales. L’indicateur principal qui nous renseigne sur la prise en charge locale, c’est que moins de 2% de nos malades sont évacués vers des structures sanitaires hors de la wilaya de Biskra, essentiellement dans des spécialités pointues comme la chirurgie neurologique, par exemple. »
Concernant la radiologie, la wilaya de Biskra ferait pâlir de jalousie des villes du Nord du pays où existent des CHU. Neuf scanners, par exemple sont au service du malade, un chiffre révélateur quand on sait la précarité de la wilaya dans le domaine de la radiologie avant 1999. D’autres appareils de radiologie existent aussi sur le territoire biskri « mais on enregistre un manque en ce qui concerne les spécialistes dans le domaine », dira M. Laib.
« Avec tous ces acquis, je peux vous affirmer que la wilaya de Biskra a carrément doublé ses infrastructures depuis 1999 grâce à l’attention du ministère de la Santé qui a voulu fixer les populations du Sud du point de vue sanitaire et au programme du président de la République qui a rendu possible le slogan « la santé pour tous » », nous dira non sans fierté M. le DSP de la wilaya de Biskra.
Le nomadisme n’est plus le fidèle compagnon du malade biskri depuis quelques années, et la politique de santé prônée par les pouvoirs publics y est sûrement pour beaucoup.
Il faut dire aussi que plusieurs médecins de la région sont venus s’établir sur place après avoir achevé leurs études et leur spécialité. Un atout considérable pour la wilaya de Biskra qui vit par et pour ses fils.
Les files d’attente qui caractérisent les CHU du Nord du pays sont pratiquement étrangères aux structures sanitaires de Biskra dont la qualité et la quantité de soins prodigués sur place ne sont plus à démontrer. Et c’est là toute la fierté de toute une population. Et de M. le DSP aussi !
H. B.



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