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N° 111 - Jan 2019

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Dveloppement Local

Des chiffres à l’appui

Logement à Oran

Par Farid HOUALI



La lutte contre les habitations précaires « résiduelles » qui défiguraient la wilaya, demeure la pierre angulaire du programme du wali d’Oran, Mouloud Chérifi, qui a clairement affiché ses ambitions dans son projet de gestion de cette wilaya qui s’apprête à accueillir un évènement méditerranéen. C’est ainsi que quelque 504 familles du quartier populaire Sidi-Houari d’Oran ont été relogées le 21 novembre 2017, dans des nouveaux logements publics locatifs au niveau du groupement urbain de Belgaïd. L’opération de remise des clés s’est déroulée en présence des autorités locales, dans des conditions normales et à la faveur des moyens humains et matériels, dont 600 camions, mobilisés pour la réussite de cette opération de relogement. L’opération de résorption de l’habitat précaire (RHP), ciblant certains vieux quartiers du centre-ville d’Oran, dont la première phase a été entamée en 2012, est appelée à modifier la configuration urbaine de la ville.  Dans ce sillage, il convient de rappeler que depuis 2014, les opérations de relogements ont connu une accélération jamais vécue par El-Bahia. Tous types de logements, notamment les logements sociaux, y passent et presque tout le monde y trouve son compte. La volonté d’éradiquer la crise de logement a connu une prise en charge effective ces dernières années par les autorités locales. C’est ainsi que quelque 3.771 logements sociaux ont été attribués en 2014 dans la wilaya d’Oran. L’OPGI a indiqué que 7 015 logements sociaux ont été attribués depuis 2011 dans le cadre du programme de résorption de l’habitat précaire. Ainsi, 3 014 logements ont été attribués en 2013 contre 512 en 2012 et 218 en 2011. En 2018, il est prévu la réception de 25.000 logements dont 5.000 de location/vente (AADL), 20.000 LPL, affirmait dernièrement le wali d’Oran,  Mouloud Chérifi. Le relogement des citoyens se poursuivra pour toucher les quartiers de Haï El Badr, Seddikia, Sidi El Bachir, El Makarri, El Mokrani, El Emir, Ibn Sina, El Hamri et Mediouni. En perspective, la wilaya d’Oran envisage comme objectifs durant ce quinquennal la livraison de tous les programmes en cours de réalisation afin d’absorber le déficit en matière de demandes de logement et de réduire le taux d’occupation par logement qui est actuellement à 4,9. Pour les autorités locales de la wilaya d’Oran, il est surtout question de procéder à la mise en chantier de toutes les inscriptions notifiées à la wilaya d’Oran durant l’année 2018, qui va connaitre une relance pour les types de logements LPA, FNPOS, habitat rural, qui n’ont pas connu d’inscription depuis l’année 2001. C’est dire qu’une attention particulière est apportée à l’amélioration des conditions de logement des occupants actuels des logements vétustes, sur-occupés, ou des bidonvilles et à l’élévation de la densité et de la qualité des équipements dans les quartiers périphériques. Ces actions assurent à Oran un développement économique qui valorise ses potentialités actuelles dynamisées par une organisation appropriée et des structures de stimulation et d’impulsion qu’il convient de mettre sur pied. Pour apporter une réponse efficace à l’enjeu du logement, tout en améliorant l’attractivité globale du territoire de la wilaya, les autorités locales s’attellent à développer une nouvelle offre qui permet de répondre à l’ensemble des besoins, tant sur le plan quantitatif que qualificatif. Pour se faire, les autorités locales ont mobilisé les moyens d’actions significatifs à travers le  lancement d’un programme de réhabilitation urbaine (Sidi El Houari, Derb, Hamri,…) et la mobilisation de moyens humains et financiers conséquents, l’accélération de la construction de logements sociaux neufs et la libération des espaces fonciers disponibles et enfin l’impulsion d’un vaste programme de construction de nouveaux logements sur fonds privés.

El Bahia replonge dans son histoire
L’Algérie a hérité d’un espace patrimonial immobilier important, concentré dans les grandes villes. Il se trouve que ce patrimoine est aujourd’hui dans une situation de dégradation très avancé. La capitale de l’Ouest, Oran, n’est pas en reste.
Dépositaire d’un riche legs historique, la ville d’Oran à toujours su faire face aux périodes de déclin qu’elle a connues, elle constitue un exemple éloquent d’adaptation aux aléas de l’histoire. Ce riche passé historico-culturel, conforté par une intégration parfaite du bâti au site naturel, concourt pour conférer à la cité oranaise une image mythique. Aujourd’hui, le paysage de la ville montre toutefois des imperfections, notamment, des terrains en friche, des bâtiments abandonnés et surtout des immeubles anciens, qui nuisent à sa lisibilité. Le tissu de la ville, dont un certain nombre d’immeubles, bien qu’il représente une culture non algérienne, constitue un témoignage de l’histoire d’Oran.  La rénovation, de ce fait, s’impose pour la sauvegarde du patrimoine afin de revaloriser les traditions des populations et de favoriser le développement économique de la ville pour devenir un véritable pôle d’attraction touristique, avec de meilleures perspectives de développement pour les populations. Conscientes de la nécessité de valoriser les sites « historiques et culturels », les autorités locales de la wilaya d’Oran ont mis les bouchées doubles.  Un plan directeur d’aménagement et d’urbanisme (PDAU) a permis, en plus d’une étude de détail menée par la Direction d’urbanisme en 2003, d’identifier et d’actualiser ces activités et proposer leur transfert en dehors des tissus urbains. C’est ainsi que 107 sites, occupés par des activités incompatibles avec la fonction urbaine représentant un potentiel foncier à récupérer estimé à plus de 46 ha uniquement pour les deux premières zones d’habitat (Zone d’habitat historique et zone d’habitat de style international), ont été recensés. En outre, un recensement établi par les biens de la wilaya en 2008 a permis d’identifier 1990 bâtiments habités par des ménages sur lesquels l’intervention en matière de rénovation est urgente.
Selon les statistiques officielles, la wilaya d’Oran comptabilise quelque 54 500 constructions  classées « vieux bâti », avec 10% estampillées «à détruire », 27% classées «orange», nécessitant une réhabilitation. La réhabilitation du vieux bâti dans la capitale de l’Ouest, Oran, vise selon les responsables de l’OPGI, en premier lieu, à rehausser la valeur des bâtiments et des espaces communs, à respecter la continuité historique des espaces construits et à atténuer la crise de logement en stabilisant une population qui reste attachée à son environnement urbain. Il est également question de l’amélioration de l’image urbaine de la ville.
 F. H.



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