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N° 110 - Dec 2017

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Dveloppement Local

Alger, capitale des startupeurs

Dans le cadre du projet ville intelligente

Par Farid HOUALI



La notion de ville intelligente et durable n’est pas de la science-fiction, mais une réalité adoptée dans plusieurs pays. A l’instar des grandes capitales mondiales, la wilaya d’Alger aspire, comme déjà souligné sur ces mêmes colonnes, à devenir une ville intelligente. Pour ce faire, plusieurs conventions ont été signées en mai dernier, avec plusieurs startups en présence de Abdelkader Zoukh, wali d’Alger. La première a été contractée entre l’entreprise Seaal et la startup Acquasafe et porte sur le déploiement de la solution mise en place par la start-up pour le contrôle de la qualité des eaux rejetées par les industries. D’ailleurs, le wali d’Alger Abdelkader Zoukh a annoncé en octobre dernier l’organisation prochaine d’une rencontre qui permettra aux startepeurs et jeunes porteurs d’idées innovantes pour une ville intelligente d’exposer et de vendre leurs innovations aux entreprises de la wilaya et aux opérateurs économiques privés. «Une manifestation réunissant les startups, les organismes de wilaya, les entreprises économiques et les opérateurs privés sera l’occasion pour les jeunes de présenter des solutions intelligentes aux différents défis, notamment environnementaux», a indiqué le wali d’Alger lors de la compétition de business plans (plans d’affaires) pour la création de startups, relevant que ces solutions «pourraient être acquises et commercialisées par les entreprises économiques dans le cadre du soutien de l’économie nationale». La wilaya d’Alger offre l’occasion à ces jeunes de concrétiser les idées innovantes en adéquation avec les besoins d’une ville intelligente, a ajouté M. Zoukh lors de cette compétition organisée par la wilaya d’Alger et l’incubateur de startups Sylabs, estimant que l’encouragement continue des jeunes est à même de favoriser la création davantage de postes d’emploi. Il affirmé, dans ce cadre, que les startups auront la possibilité de participer à la mise en œuvre du plan stratégique de la wilaya d’Alger qui vise à transformer la capitale en une ville intelligente. Pour sa part, Fatiha Slimani, conseillère à la wilaya d’Alger et chargée du projet «Alger ville intelligente», a indiqué, au sujet de la compétition de business plans (plans d’affaires) pour la création de startups, que «220 jeunes innovants venus des différentes wilayas du pays ont pris part à cette compétition», relevant que «70 jeunes répartis en 8 équipes vont bénéficier, au niveau de l’incubateurs de startups Sylabs, d’une formation de 4 mois sur la création de startups où ils recevront un soutien matériel et technique pour la concrétisations dans les meilleurs délais de leurs idées». A noter que la compétition, qui s’est déroulée au Palais des Rais (Bastion 23), a été marquée par la présentation d’idées innovantes dans les domaines de l’environnement, du transport et de la médecine. A ce propos, faudrait-il le souligner, une centaine d’entreprises privées et publiques, ainsi que des laboratoires de recherche et de développement ont répondu à l’appel de collaboration dans le cadre du projet « Alger, ville intelligente » en proposant des solutions innovantes selon la responsable du projet, Fatiha Slimani citée par l’APS.
Lancé en juillet dernier, cet appel à la collaboration pour une ville intelligente a attiré beaucoup de participants même étrangers qui ont proposé des solutions innovantes dont près d’une centaine ont été choisis afin que leurs propositions soient « analysées» par des experts, a indiqué Mme Slimani Il a été demandé aux participants de décrire la solution proposée. Il pourrait s’agir d’une solution logicielle ou matérielle, d’un service de conseil, d’un service de gestion ou d’un service professionnel ou d’un autre type de solutions, a précisé la responsable ajoutant que les participants doivent aussi décrire les composants clés de la solution: architecture, conception, mise en œuvre, modèles de déploiement, etc.  Elle a tenu à préciser que cet appel à propositions et solutions est informatif à ce stade. « Il servira de base pour lancer des discussions directes entre la wilaya et les fournisseurs de solutions», selon la responsable. «Cet appel n’est pas contraignant et il n’y a pas de garantie d’achat de solutions», a-t-elle relevé. S’agissant de la participation des startups dans la conception de la ville intelligente, Mme Slimani a affirmé que l’intégration de ces startups développées par de jeunes talents sera «hautement prioritaire dans ce projet». Pour la réalisation des projets liés à la ville intelligente, elle a indiqué qu’ils « seront réalisés au fur et à mesure. Chaque fois qu’un projet est fini, il sera mis sur pied».

L’apport de la diaspora nationale
Plus de 200 chercheurs de la communauté algérienne établie à l’étranger activant dans d’importantes entreprises de haute technologie dans le monde sont revenus au pays dans le cadre du projet Alger Smart ville. Lancé depuis près d’une année, le projet Alger Smart ville a «attiré d’ores et déjà plus de 200 jeunes chercheurs établis à l’étranger et dont les innovations technologiques leur avaient permis de décrocher plusieurs brevets mais ont choisi de revenir dans leur pays afin de participer dans la conception d’Alger comme ville intelligente», a indiqué à l’APS Mme Fatiha Slimani, responsable du projet Alger Smart ville à la wilaya. «Les compétences nationales de la diaspora reviennent au bercail, c’est pour dire que l’exode de la matière grise algérienne commence à connaitre le phénomène inverse, nos scientifiques rentrent au pays», a-t-elle tenu à souligner. Le Pr Riad Hartani fait partie de ces jeunes scientifiques qui sont revenus pour servir leur pays. Diplômé de l’Ecole nationale polytechnique, le jeune Hartani qui était parti en France pour poursuivre ses études, avait, à 25 ans, décroché le titre de docteur pour une thèse sur l’intelligence artificielle qui lui a valu la mention très honorable avec félicitations du jury (université de Paris), a indiqué Mme Slimani. Parti aux Etats-Unis d’Amérique, le jeune scientifique réussit à créer un incubateur (endroit où se développent les startups) à la Silicon Valley (Etats-Unis). «Il a aussi participé à la création de la ville intelligente de Séoul», a relevé la responsable. Il occupe actuellement le poste de consultant à la wilaya d’Alger, selon la chargée des investissements de la wilaya. L’institut Haba, constitué d’un groupe d’Algériens établis à l’étranger ayant différents profils et venus de divers horizons, est intégré dans le cadre du projet Alger Smart ville, a indiqué Mme Slimani. Etant un accélérateur de startups (mettre les startups en relation avec les acheteurs de leurs solutions et conclure des contrats), l’institut Haba est détenteur de plus de 1000 brevets aux États-Unis, selon la responsable. Cet institut active actuellement à Alger pour la création et l’accompagnement des startups et va réceptionner au début de l’année 2018, «le premier grand Fablab» (endroit où les startups peuvent disposer des outils et du matériel nécessaires pour créer leurs prototypes) au niveau des voûtes d’Alger, a annoncé Mme Slimani. Parmi les éminents scientifiques que l’Algérie a récupérés, il y a lieu de citer aussi, le Dr Noureddine Taibi, diplômé de l’Ecole nationale polytechnique. Cet ingénieur qui avait créé sa propre société activant dans le domaine technologique aux Etats-Unis est revenu au bercail pour créer une société similaire à Alger. Il active actuellement entre l’Algérie et les USA.
F. H.



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