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N° 114 - Juin 2018

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Actualits

Walis, préfets et la gestion des territoires

Algérie-France

Par EL-Yazid DIB



Dans leurs discours d’introduction, les deux orateurs en leur qualité de ministres n’ont pas lésiné sur le verbe et sa tonalité pour   insister à dire combien est grande et prometteuse cette amitié algéro-française.   Bâtie sur un partenariat privilégié ; elle tend disent-ils chaque jour à se développer davantage pour embrasser les différents centres d’intérêt communs d’une coopération exemplaire. Les échanges entretenus jusqu’à présent et la symbiose enregistrée au plus haut niveau de la représentativité de deux Etats témoignent du grand intérêt accordé par Messieurs les présidents Abdelaziz Bouteflika et Emmanuel Macron au renforcement des liens qui unissent les deux rives.Il y était question aussi de l’affermissement de cette volonté commune de qui déprendra le succès de tous les projets en cours ou ceux mis en perspective.   Ainsi la constance et la consistance des relations font qu’entre l’Algérie et la France ; la coopération n’est qu’encourageante et l’avenir qu’ensoleillé et prospère. L’on a parlé notamment de la lutte contre le terrorisme. Ce fléau aveugle et barbare qui tyrannise le monde. Si le monde bouge et se fait de plus en plus complexe et si la paix civile et la sécurité nationale se trouvent en permanence menacées, c’est qu’il est impératif de consolider la mutualisation de mécanismes à même d’être en parfaite adéquation avec l’exigence que recommande la protection et la prévention contre et en face de tels risques et menaces. L’Algérie qui a assez et longtemps souffert de cette monstruosité est devenue un modèle de résistance et de combat.  La politique de réconciliation nationale initiée par son le Président de la république Abdelaziz Bouteflika invitant tout un chacun, comme l’avait-il clamé à « se tourner résolument vers l’avenir et réinventer une nouvelle manière de vivre ensemble » avait donné de probants résultats.    Cependant l’Etat de concert avec tous ses acteurs institutionnels persévère à lutter sans cesse contre toute forme d’obscurantisme, d’incitation à la culture du meurtre et du reniement de l’autre.  Cette œuvre de combattre les haineux, les intolérants, les radicalisés et tous ceux dont le dessein malveillant est de nuire à la paix et la sécurité, de semer le désarroi et la terreur ; se poursuit et se mutualise de jour en jour. L’exigence sécuritaire demeure ainsi un facteur déterminant quant à l’expansion économique de toute nation. Ce développement ne peut par ailleurs s’asseoir exclusivement sur l’exploitation des ressources naturelles.  D’où le devoir de redynamiser le rôle qui leur sied en termes d’économie locale ; à faire inscrire les collectivités territoriales en plein cœur du nouveau modèle économique national déployé par le gouvernement. C’était là, une autre thématique sur laquelle devaient plancher les intervenants des deux pays. L’exploitation judicieuse des espaces territoriaux et la mise à profit de la ressource qui y existe reste un atout pour le pays. Nous aurions compris que le but recherché par les gars du ministère de l’interieur, des collectivités locales et de l’aménagement du territoire, chez nous était de rendre chaque point du territoire en un point attractif.  En dehors des potentialités physiques, c’est à la vocation territoriale locale, le génie et l’ardeur de ses enfants d’attirer les bases du développement souhaité. L’ouverture vers l’autre et le partage des aubaines ne pourront qu’accroitre cette utilité de gagnant-gagnant. Le pari de réussir ainsi est en voie d’être acquis. La dynamique économique incombant aux collectivités locales se devait de prendre pour socle l’exploitation rationnelle des multiples et diverses alternatives quelles recèlent en vue non seulement de la création de la richesse et son optimalisation, mais aussi d’offrir de nouveaux postes de travail et d’octroyer ainsi une énergie productive capable de pouvoir diversifier l’économie nationale. « C’est à ces objectifs entre autres, que s’attellent les Walis en leurs missions de cadrage, d’encouragement et d’accompagnement de l’acte d’investir » nous disait en marge du regroupement l’un des Wali présent à la réunion.  Les intervenants ont tous eu à signaler l’importance liée à rallier le génie à la terre, l’innovation au territoire. L’objectif final est de toujours avoir en ligne de mire le bonheur social.   Il n’est pas, par ailleurs de l’apanage exclusif d’une potentialité naturelle certaine qu’il puisse nécessairement y avoir de l’attractivité. Les enjeux de cette attractivité sont parfois si différents qu’une primauté s’installe vite dans l’approche territoire/finances. C’est vers quoi les ateliers ont été invités à jeter un regard profond dans ces deux éléments du couple économique que sont l’Espace et l’Entreprise. L’expérience réussie de la valorisation de terres dans notre sud est plus qu’illustrative. Sur un autre plan, le citoyen noyau central de toutes les préoccupations publiques ; reste toujours demandeur d’une aisance de vie, d’une mobilité facile et flexible et d’une urbanité apte à s’intégrer dans ses quotidiennetés et ses aspirations somme toute légitimes. Si la ville est une dimension spatiale ; elle est aussi une source d’un bonheur social qui ne va qu’en se diversifiant eu égard aux nouveaux besoins modulaires qu’il implique. L’amélioration du cadre urbain et tout ce qu’elle tracte comme sujétions pratiques hygiéniques, de santé et de salubrité publiques nous met nettement en face de l’adoption d’une nouvelle gestion des villes et notamment des grands centres urbains.L’émergence et la promotion de l’intercommunalité confinée dans le train des reformes engagées et la mise en œuvre du Schéma National d’Aménagement du Territoire, cadre référentiel de la politique nationale d’aménagement territorial pour les deux prochaines décennies permettront sans doute de corriger les déséquilibres entre territoires. Comme ils veilleront aussi à atténuer les retards susceptibles d’être relevés dans l’accomplissement des phases hiérarchiques du développement.Il est d’évidence d’affirmer par ailleurs et en toute certitude que la ville comme ses périphéries doivent obéir à des normes reconnues et validées, imposables à tous pour croire enfin que le progrès urbain ne peut être le produit d’une fantaisie ou d’un acte entêté d’autoritarisme. Il est le fruit d’une réflexion et d’un savoir faire. En somme d’une politique territoriale qui s’articule sur des bases scientifiques et pilotée par une gestion globale, harmonisée et intelligente. En finalité, les travaux de la rencontre entre les Walis et leurs homologues français avaient pu en toute évidence défricher certains terrains en vue jeter les bases d’un partenariat stratégique durable pour l’amélioration des modes de gouvernance locale. Y. D.



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