Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 117 - Nov 2018

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Dossier

Noureddine Bedoui passe à l’acte

Programme du Président Bouteflika pour le développement des wilayas frontalières

Par Salim HOURA



Dans une conjoncture marquée par de nombreux défis, le gouvernement affiche plus que jamais sa détermination à faire du développement des régions Sud du pays un axe prioritaire de son action, et ce, dans le cadre de la mise en œuvre du programme du président de la République Abdelaziz Bouteflika et conformément aux directives données en ce sens par le chef de l’Etat. En effet, dans le contexte de risques et menaces qui guettent l’Algérie au niveau des frontières, la sécurité aux frontières et le développement des régions frontalières sont devenues une préoccupation majeure du gouvernement. Dans ce sens, l’aménagement et le développement des zones frontalières ont été élevés au rang de priorité nationale. Du fait qu’une frontière est la concrétisation d’une opportunité pour un État de contribuer au maintien de sa sécurité interne en empêchant les menaces extérieures d’atteindre son territoire et sa population. La stratégie nationale a pour objectifs de réaliser le développement socio-économique des zones frontalières, d’améliorer le niveau de vie de leurs habitants, de renforcer la cohésion du territoire national, d’assurer le contrôle des zones sensibles notamment en matière de flux migratoire et d’activités illégales, en sus de la promotion de l’ouverture sur le Maghreb et l’Afrique. Le développement des régions frontalières revêt des dimensions politique, économique et sécuritaire comme le prouve la stratégie de coopération instaurée par l’Algérie avec plusieurs pays voisins afin de développer les régions frontalières. D’ailleurs, le Président Abdelaziz Bouteflika a consacré « un programme spécial de développement » en faveur des wilayas frontalières, a annoncé Noureddine Bedoui, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire. « Le président de la République Abdelaziz Bouteflika fidèle à ses engagements et à ses positions de principe, a décidé de consacrer aux wilayas frontalières un programme spécial de développement et a chargé le gouvernement de l’élaborer dans les plus brefs délais », a affirmé Noureddine Bedoui dans son invention à l’ouverture des travaux de la rencontre nationale sur le développement des zones frontalières au Centre international des conférences (CIC) Abdelatif-Rahal (Alger). Ce programme sera financé par le Fonds de développement des régions du Sud et la Caisse de solidarité et de garantie des collectivités locales. « La décision du Président Bouteflika de créer dix wilayas déléguées au Sud émane de sa conviction que ces wilayas sont capables de se prendre en charge et de se développer », a-t-il ajouté tout en précisant que « le choix de ces wilayas qui n’est pas fortuit, s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’aménagement du territoire et du développement des régions frontalières ». En ordonnant la création de nouvelles circonscriptions administratives à travers plusieurs wilayas du sud du pays, le président de la République Abdelaziz Bouteflika, avait concrétisé la promesse qu’il  avait faite en vue de rapprocher encore davantage l’administration du citoyen, mais aussi d’impulser une nouvelle dynamique au développement local à travers un service public de qualité devant contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations de cette vaste région du pays. D’autant que certaines régions frontalières peuvent devenir des zones de refuge pour des malfaiteurs et des lieux de criminalité et de trafic où les déplacements des trafiquants et criminels sont éventuellement facilités par les complicités ethniques des populations des régions frontalières. Evoquant la rencontre, le ministre a indiqué qu’elle avait pour objectif « d’examiner les moyens susceptibles d’accélérer le développement dans les régions frontalières à l’instar des régions des Hauts-Plateaux et du grand Sud », soulignant que le développement doit toucher chaque parcelle de ce pays, « un objectif que le président de la République s’est engagé à réaliser, et nous ne sommes pas loin de sa concrétisation ». Pour rappel, le président de la République avait ordonné qu’une attention particulière soit accordée à la promotion de l’investissement à travers les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux, qui bénéficient déjà de conditions particulièrement avantageuses. Après avoir souligné que le développement des régions frontalières nécessitait la « conjugaison des efforts », Noureddine Bedoui a mis en garde contre les « conflits armés qui désormais se déplacent d’un territoire à un autre », soutenant que « notre pays n’est pas à l’abri de ces mutations, d’autant plus qu’il est limitrophe aux régions les plus touchées, une situation qui impose de grands défis pour le développement des zones frontalières ». A ce sujet, Noureddine Bedoui a souligné que « notre stratégie sécuritaire consiste désormais à immuniser les citoyens et à leur faire prendre conscience des risques et menaces qui nous guettent au niveau des frontières qu’à l’intérieur du pays, tout en leur expliquant que l’avenir de notre économie dépend à présent des capacités créatives et novatrices de nos enfants ». Dans ce sens, le ministre a estimé que les zones frontalières constituaient « un second souffle économique pour l’Algérie dans la perspective des échanges économiques avec les pays africains », précisant que le poste frontalier avec la Mauritanie « a ouvert aux deux pays de nouveaux horizons pour une coopération fructueuse, stratégique et sérieuse ». Il a indiqué que les frontières algériennes qui « posent aujourd’hui des défis liés à la contrebande et aux conflits armés, doivent être érigées en parcs urbains développés et en centres de rayonnement économique pour notre voisinage ».

L’aménagement et le développement des zones frontalières

Noureddine Bedoui, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, a annoncé qu’il proposera au gouvernement la création d’une instance nationale chargée de l’aménagement et du développement des zones frontalières. « Nous allons proposer au gouvernement et par conséquent au président de la République la création d’une instance nationale chargée de l’aménagement et du développement des zones frontalières », a indiqué Noureddine Bedoui, précisant que « la proposition de la création de cette instance figure parmi les recommandations les plus importantes issues de cette rencontre organisée par le ministère de l’Intérieurs sous le haut patronage du président de la République ». « Cette instance englobera tous les secteurs ministériels tout en associant les élus locaux au niveau national et local », a précisé Noureddine Bedoui afin, souligne-t-il, de répondre aux « aspirations des citoyens sur la bande frontalière à une vie décente » tout en prenant en compte le « lancement d’une dynamique de développement et l’amélioration des conditions de vie des citoyens afin que les régions frontalières puissent être des pôles de développement économique avant-gardistes pour faire face aux différentes menaces qui guettent la sécurité et la stabilité de l’Algérie ». Espace d’enjeux géostratégiques, les zones frontalières représentent pour les différents États du champ un hinterland porteur et vecteur de développement économique. Champs pétroliers, ressources en minerais, aquifères souterrains sont autant d’éléments combinés à des considérations géopolitiques nationales et internationales, pour légitimer une intégration des vastes espaces sahariens aux territoires nationaux. Les dernières visites effectuées par Noureddine Bedoui, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, ont démontré toute l’importance qu’accorde l’Etat à ces régions enclavées mais stratégiques pour le développement socio-économique du pays. Par ailleurs, la lutte contre les activités criminelles et les organisations terroristes implique la mise en place de systèmes de surveillance et de contrôle aux frontières et sur le territoire national. Ces systèmes renforcent les capacités des forces de défense et de sécurité sur les trois axes clés : la prévention, la protection et la réponse. Du fait que la prévention consiste en l’identification, l’évaluation et la neutralisation de la menace avant qu’elle n’agisse.

Le miracle des années Bouteflika

Avec l’alimentation en eau potable, le passage du gazoduc en provenance du Nigeria, la relance de la Transsaharienne et l’essor auquel sont promis le tourisme, l’agriculture et l’industrie extractive, le Grand Sud algérien devrait forcément rompre définitivement avec l’isolement. En effet, les observateurs sont unanimes à reconnaitre que le mégaprojet relatif au transfert d’eau d’Ain Salah vers Tamanrasset est une œuvre colossale et grandiose de par sa capacité à assurer, désormais, une ressource vitale dans des territoires aride par excellence.  La concrétisation de ce projet structurant, dans les délais, aura certainement diverses incidences sur le milieu naturel, et plus encore sur l’existence et les conditions de vie alentour de par la vie qu’il apportera au niveau des localités jusque-là isolées, voire inhabitées. A ce titre, il sera procédé, à la création, tout le long de l’itinéraire du tracé du transfert, d’une dizaine d’agglomérations de quelque 10.000 habitants chacune. Le noyau central de ces agglomérations sera constitué à partir des logements de fonctions programmés pour les travailleurs chargés de la gestion et de l’exploitation des stations de pompage qui font partie de ce projet. Le projet de transfert d’eau de Aïn Salah à Tamanrasset va très certainement donner à cette région un véritable coup de fouet tant pour l’économie, le tourisme, l’agriculture que pour l’industrie extractive. La mise en œuvre de ce projet requiert, aussi bien pour sa réalisation que pour sa maintenance, une main-d’œuvre pouvant prétendre au statut de salarié et qui se trouve, par là même, assurée d’un revenu stable dans des zones où l’emploi ne pouvait que rester extrêmement rare. Et du fait que le Président Bouteflika n’a cessé de souligner que le Grand Sud, en plus du fait qu’il doit rattraper tous les retards accumulés, doit pouvoir jouer un rôle efficace dans le développement du pays, mais doit surtout conquérir le rôle stratégique que lui confère sa position frontalière, le choix même  des turbines alimentant les stations des pompage du mégaprojet de transfert de l’eau n’est pas fortuit, décidé dans l’optique du prochain passage du gazoduc entre la ville nigériane de Lagos et la façade maritime algérienne et par-delà l’Europe. S’agissant du réseau routier, l’Etat s’est attelé à densifier du mieux possible le maillage entre les diverses contrées de cette très vaste région. En outre, la mise en place d’une zone franche à Tamanrasset pour faciliter les échanges et la transformation agro-industrielle des productions en provenance de pays voisins, et la création de corridors pour développer les marchés régionaux et interrégionaux, figuraient parmi les recommandations de l’Algérie transmises aux ministres africains de l’Industrie pour les examiner au cours de la 19e Conférence africaine des ministres de l’Industrie qui s’est tenue à Alger les 30 et 31 mars 2011. L’alimentation en eau potable, le passage du gazoduc en provenance du Nigeria, la fibre optique, la Transsaharienne, autant d’échantillons donnant la mesure des objectifs engagés par l’action de l’Etat dans ce grand pan du territoire national, appelé à jouer un grand rôle dans le développement du pays.

S. R



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